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Transition écologique ; Matières premières critiques ; OCDE ; Production ; Exportation ; Importation ; Commerce

Environnement / transition écologique / Matières premières critiques / OCDE

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L’inquiétude persiste sur les matières premières critiques / L’OCDE pointe le risque pour la transition écologique

La production et le commerce de matières premières critiques n’arrivent plus à suivre la demande mondiale, qui ne cesse de croître pour satisfaire les objectifs de la transition verte, observe l’OCDE. L’institution s’inquiète également de la multiplication des restrictions à l’exportation.
Mine d'extraction de terres rares en Chine, le premier producteur mondial (Zhong Shi/ROPI-REA)
Mine d'extraction de terres rares en Chine, le premier producteur mondial (Zhong Shi/ROPI-REA)

Lithium, terres rares, cobalt… les matières premières critiques – indispensables à la fabrication des technologies vertes comme les voitures électriques et qui assureront la transition écologique – risquent de venir à manquer dans un futur proche, prévient l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

En cause, la production et le commerce mondiaux qui, malgré une progression rapide au cours de la dernière décennie (de 33 % pour le magnésium à 208 % pour le lithium), n’arrivent plus à suivre la demande, qui devrait être multipliée par "quatre à six" dans les prochaines années.

"Une nette montée en puissance de la production et des échanges internationaux de matières premières critiques reste nécessaire pour satisfaire la demande et atteindre les objectifs mondiaux de neutralité des émissions de CO2", souligne Mathias Cormann, secrétaire général de l’OCDE.

 

Concentration de la production

 

En même temps que la production mondiale augmente, quelques pays, au premier rang desquels la Chine mais aussi la Russie, l’Australie, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, tendent à concentrer la production de tels minéraux critiques. Avec le risque de voir des pays, comme la France, au sous-sol moins bien doté, développer une dépendance dangereuse à l’égard d’un nombre réduit de producteurs.

Et si les importations et les exportations de matières premières critiques ont également tendance à se concentrer dans quelques pays, les échanges restent, eux, relativement bien diversifiés. "Cela donne à penser que, dans l’éventualité où les flux d’importation ou d’exportation de ces matières seraient perturbés, la transition verte mondiale ne serait pas notablement entravée", rassure l’OCDE.

Mais cela n’a toutefois pas empêché Bruxelles de présenter le mois dernier son projet de règlement sur les matières premières critiques qui vise notamment à plafonner sa dépendance à un seul producteur, afin d’assurer ses approvisionnements futurs et garantir son autonomie.

 

Freins à l’export

 

Plus inquiétant encore : la prolifération des restrictions à l’exportation, comme des taxes ou des considérations politiques, qui auraient été multipliées par cinq depuis 2009. Si bien que 10 % des exportations de matières premières critiques font désormais face à au moins une mesure de restriction.

La Chine, l’Inde, l’Argentine, la Russie, le Vietnam et le Kazakhstan sont les six pays qui ont mis en place le plus de restrictions à l’export entre 2009 et 2020. Or, la plupart des États membres de l’OCDE sont particulièrement dépendants de ces producteurs.

"L’OCDE observe que la tendance à l’augmentation des restrictions à l’exportation pourrait jouer un rôle sur les marchés internationaux clés, avec des effets potentiellement importants sur la disponibilité et sur les prix de ces matières", conclut le rapport.

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