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Evenements / L'Oréal / partage de la valeur / interessement / participation / Actionnariat salarié / dividendes / Bercy / cosmétiques / chiffre d'affaires / France / Impôts des sociétés

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L'Oréal / partage de la valeur / interessement / participation / Actionnariat salarié / dividendes / Bercy / cosmétiques / chiffre d'affaires / France / Impôts des sociétés

Une création de valeur qui profite à tous chez L’Oréal / Des mesures d’exemplarité loin d’être cosmétiques

Deux jours après avoir dévoilé un démarrage en beauté pour 2023 avec un chiffre d’affaires à plus de 10 milliards d’euros au premier trimestre, le géant L’Oréal organisait ce vendredi matin son assemblée générale des actionnaires. L’occasion pour ses dirigeants de revenir sur toutes les actions menées par le groupe en faveur d’une politique salariale et actionnariale attractive et sur son soutien à la France, son pays de coeur.
Nicolas Hieronimus, directeur général du groupe L'Oréal (©Bruno LEVY/CHALLENGES-REA)
Nicolas Hieronimus, directeur général du groupe L'Oréal (©Bruno LEVY/CHALLENGES-REA)

Pour le président du conseil d’administration de L’Oréal, Jean-Paul Agon, le champion du monde de la beauté a des devoirs. "Un devoir de performance et d’exemplarité ", a-t-il déclaré, ce vendredi matin, à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires du groupe qui se tenait au Palais des Congrès à Paris.

 

Feux verts

 

S’agissant du premier, L’Oréal peut même parler de surperformance du marché de la beauté. Rappelons-le, l’année 2022 fut exceptionnelle pour la société fondée par Eugène Schueller en 1909 avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 38 milliards d’euros, une croissance à données comparables de 10,9 % et une marge d’exploitation record à 19,5 %. "La meilleure depuis 20 ans en données comparables et depuis 30 ans en données publiées ", a souligné Christophe Babule, directeur administratif et financier de L’Oréal.

Le chiffre d’affaires du premier trimestre, dévoilé mercredi soir dernier, permet également à Nicolas Hieronimus, le directeur général de l’empire de la beauté, d’être confiant pour 2023. A 10,38 milliards d’euros malgré un début d’année encore perturbé en Chine, en croissance de 13 % en données comparables, "tous les cylindres fonctionnement à plein moteur ", s’est félicité le directeur général. D’autant que la reprise est déjà constatée en Chine depuis le mois de février. "Tous les possibles sont ouverts, tous les voyants sont au vert ", a assuré Nicolas Hieronimus avec le sens de la formule qui le caractérise.

 

Une augmentation des salaires supérieure à l’inflation

 

Mais si le groupe peut se permettre d’avoir une ambition de croissance toujours plus forte - il est en passe de s’offrir pour 2,5 milliards de dollars la marque australienne Aesop -, il n’en oublie pas moins son second devoir : l’exemplarité. "Notre objectif est de créer de la valeur qui profite à tous ", a martelé Jean-Paul Agon.

Et celle-ci se décline chez L’Oréal sous différentes formes. D’abord envers ses salariés, "qui sont le secret de la réussite de l’entreprise ", a rappelé le président du conseil d’administration qui a profité de l’assemblée générale pour leur adresser un remerciement appuyé. Des louanges qui sont surtout visibles sur leur pouvoir d’achat. L’Oréal a en effet mis en place en 2022 un troisième plan d’actionnariat salarié, faisant ainsi des deux-tiers des collaborateurs des actionnaires de l’entreprise.

Mais ce n’est tout pas tout. L’Oréal a également distribué une prime de 2000 euros ces derniers mois tandis que 237 millions d’euros ont été distribués au titre de l’intéressement et de la participation en 2022. "Nous avons anticipé de six mois les négociations salariales et une augmentation générale de 6,63 % a été octroyée aux salariés quand l’inflation est à 5,7 % en France", a répondu Nicolas Hieronimus, interrogé par un actionnaire sur le sujet. Une politique salariale qui peut expliquer, entre autres, l’attractivité de l’entreprise "qui n’a pas subi de phénomène de ‘grande démission’ en 2022 avec un turn-over de 12,4 % en 2022. Au contraire, nous avons reçu 1,3 million de candidatures ", a-t-il complété.

 

Un dividende quintuplé

 

Les actionnaires de L’Oréal ne sont pas en reste puisqu’un dividende de six euros leur a été proposé ce vendredi matin au titre de 2022. "Il est même de 6,60 euros pour les actionnaires fidèles depuis deux ans qui voient leur dividende majoré de 10 % ", a expliqué le président du conseil d’administration. En un an, Il s’agit d’une augmentation de 25 %. En 17 ans, le dividende de L’Oréal a même quintuplé et affiche un rendement de 9,3 % sur les trois dernières années, quand celui du CAC40 est de 5,3 %. "Notre politique de retour aux actionnaires est d’augmenter régulièrement le dividende pour les récompenser ", a insisté Jean-Paul Agon.

Des chiffres qui expliquent eux aussi sans doute l’attractivité du titre L’Oréal, qui a d’ailleurs, au cours de l’Assemblée générale, atteint en Bourse son record historique à 433,65 euros. "Nous sommes heureux de constater que 30 000 nouveaux actionnaires individuels français aient décidé de nous rejoindre l’année dernière ", s’est félicité Jean-Paul Agon qui a également tenu à rappeler la place toute particulière de la France pour L’Oréal. "Nous sommes certes un groupe international mais L’Oréal contribue à la réussite de la France. Notre cœur bat et battra toujours pour la France ", a-t-il assuré.

 

Pas d’augmentation de salaire pour les dirigeants

 

En effet, si l’Hexagone ne représente que 7 % du chiffre d’affaires du géant de la beauté, le groupe compte 900 fournisseurs en France tandis que 26 % de sa production provient du territoire français. Par ailleurs, 70 % des investissements en recherche et développement sont réalisés dans le pays des Lumières au travers de ses huit centres de recherche. Au total, en cinq ans, ce sont 500 millions d’euros qui ont été investis par le groupe sur le sol français.

Un patriotisme qui fut aussi bénéfique pour les caisses de l’Etat, l’impôt sur les résultats hors éléments non récurrents du groupe s’est élevé à plus de 1,7 milliard d’euros en 2022, représentant ainsi un taux d’imposition de 22,8 %.

Dans ce contexte et face à tous ces éléments de performance, il était donc logique que les actionnaires votent à une très large majorité, ce vendredi matin, la hausse de l’enveloppe globale de rémunération des administrateurs du groupe qui passe donc de 1,6 million d’euros à 1,7 million d’euros. Les rémunérations de Jean-Paul Agon et de Nicolas Hieronimus, elles, n’augmenteront pas cette année.

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