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Salaires ; Entreprises ; France ; Prime pour le partage de la valeur ; Secteurs ; Difficultés de recrutement ; Banque de France

Indicateurs macros / salaires / entreprises / France / prime pour le partage de la valeur

Indicateurs macros
salaires / entreprises / France / prime pour le partage de la valeur

Les hausses de salaires devraient accélérer en 2023 / Tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne

L’inflation pousse à la hausse les salaires négociés dans les accords d’entreprises en 2023. Avec les primes, le salaire moyen par tête devrait progresser de 6 % cette année. Les différences entre secteurs d’activité restent toutefois bien marquées.
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique (Eric TSCHAEN/REA)
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique (Eric TSCHAEN/REA)

Le regain d’inflation modifie le contexte dans lequel s’effectuent les négociations salariales. Dans les entreprises, les hausses de salaire négociées pour 2023 se situent à 4,4 % en moyenne, selon la Banque de France. C’est moins que l’inflation – proche de 6 % en début d’année – mais c’est tout de même une revalorisation supérieure à celle obtenue en 2022, qui s’était établie à seulement 2,8 %.

À cela viendra s’ajouter le versement de primes diverses et variées. Parmi elles, la fameuse prime de partage de la valeur, dispositif qui permet aux entreprises de verser une prime annuelle à leurs salariés à des conditions avantageuses. Prévue dans un accord d’entreprise sur trois, contre seulement un sur dix l’année dernière, le montant moyen de la prime avoisine les 900 euros, soit l’équivalent d’environ 75 euros par mois.

Au global, la Banque de France prévoit que le salaire moyen par tête (primes et heures supplémentaires comprises) – qui représente la mesure la plus large des rémunérations – progresse de 6 % dans le secteur marchand en moyenne en 2023, pour un gain de pouvoir d’achat de 0,3 %. La hausse devrait ensuite ralentir, mais moins vite que l’inflation, ce qui générerait un gain supplémentaire de pouvoir d’achat en 2024 et 2025.

 

Des disparités sectorielles plus prononcées

 

Les hausses négociées en 2023 sont plus élevées mais aussi plus inégales d’une entreprise à l’autre. Alors que près de 20 % des accords stipulent une augmentation d’environ 5 %, encore 40 % d’entre eux prévoient une hausse inférieure à 4 %. Ces inégalités semblent même se creuser puisque les entreprises ayant accordé des hausses plus élevées que la moyenne en 2022 ont aussi tendance à être plus généreuses en 2023, renforçant de fait les écarts de hausse de salaire cumulés depuis le regain d’inflation.

Au niveau des secteurs, les hausses de salaire sont en moyenne plus élevées dans l’industrie ou la construction, respectivement de 0,4 et 1 point de pourcentage, que dans les services. Mais des disparités existent également au sein même de ces domaines. Ainsi, les augmentations de salaire sont particulièrement prononcées dans les services de transport, la fabrication de produits informatiques et d’équipements électriques, où elles atteignent en moyenne 5 %. Au contraire, dans les secteurs du commerce, des activités immobilières, les hausses sont légèrement en dessous de 4 % en moyenne.

La taille de l’entreprise semble également jouer un rôle déterminant, en faveur des plus grandes firmes (plus de 1 000 salariés) puisque les rémunérations y sont 0,3 point de pourcentage supérieures. Enfin, la Banque de France établit également un lien entre les hausses négociées et les difficultés de recrutement qui frappent de nombreux secteurs. Ainsi, une entreprise d’un secteur où les difficultés de recrutement sont fortes accorde une augmentation de salaire de 0,4 point de pourcentage supérieure à une entreprise d’un secteur connaissant relativement peu de difficultés.

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