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Publications, Résultats / Capgemini / CAC 40 / services numériques / chiffre d'affaires / premier trimestre / Aimen Ezzat / Jefferies

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Capgemini / CAC 40 / services numériques / chiffre d'affaires / premier trimestre / Aimen Ezzat / Jefferies

La Bourse attendait plus de la part de Capgemini / La croissance reste néanmoins au rendez-vous

Le géant des services du numérique a été sanctionné par les opérateurs de marché ce jeudi. Capgemini a pourtant fait état d’un chiffre d’affaires en croissance, supérieur aux anticipations des analystes. Ni le carnet de commandes rempli, ni la confirmation des objectifs annuels n’auront permis à la société du CAC 40 de rassurer ses investisseurs quant à un signe de décélération de son activité, liée à un attentisme de sa clientèle.
Capgemini (© Laurent GRANDGUILLOT/REA)
Capgemini (© Laurent GRANDGUILLOT/REA)

Produire un chiffre d’affaires en croissance et qui plus est, supérieur aux attentes des analystes, ne suffit pas toujours à s’attirer les faveurs de la Bourse de Paris. Preuve en est : après avoir publié un point d’étape d’activité trimestrielle de bonne facture ce jeudi, Capgemini a été sanctionné par les opérateurs de marché. Le cours du titre a perdu jusqu’à plus de 6 % au fil de la séance.

Le champion français des services du numérique a pourtant enregistré 5,7 milliards d’euros de revenus à fin mars, en croissance de 10,7 % à taux de change constants. Il s’agit d’une performance supérieure de 2 % aux anticipations du consensus des analystes. La croissance organique du groupe dirigé Aimen Ezzat a atteint 10,1 % sur le trimestre, tandis que le consensus tablait sur une hausse de l’activité (donc corrigée des impacts de devises et des variations de périmètre) de 7,4 %.

 

Le point de déception

 

Cependant, elle représente tout de même une décélération par rapport à l’année 2022 (+ 12,8 % de croissance organique au quatrième trimestre et + 16,3 % réalisée lors du comparable, le premier trimestre de 2022). C’est donc ici que réside très sûrement la déception subie par les investisseurs de la composante du CAC 40. En revanche Capgemini se comporte mieux que ses pairs, souligne Jefferies. Le cabinet Accenture a, par exemple, enregistré une croissance de 9 % à fin février 2023.

Mais il reste que dans un contexte économique incertain et "pour une société de services informatiques, les revenus sont sans doute rétrospectifs", indiquent les analystes de Jefferies. Et alors que Capgemini souligne l’attentisme de certains de ses clients, le carnet de commandes de 5,8 milliards d’euros en croissance de 6,5 % sur un an à taux de changes constants n’aura pas réussi à apaiser les inquiétudes des marchés sur le reste de l’exercice.

 

Gestion prudente

 

D’autant plus que si les effectifs du groupe se sont accrus de 5,5 % sur un an, ils témoignent d’une diminution séquentielle par rapport à la croissance de 11 % enregistrée à la fin de l’année 2022. "Il s’agit d’une gestion prudente et raisonnable, mais qui reflète la probabilité d’un ralentissement de la croissance tout au long de l’année", analyse Jefferies.

Capgemini reste néanmoins confiant pour l’année à venir. Fort d’une année 2022 aux résultats dynamiques, le groupe a confirmé ses objectifs énoncés à leur publication. A savoir une croissance à taux de change constants comprise entre 4 % et 7 %, une marge opérationnelle située entre 13 % et 13,2 % et un flux de trésorerie nette de 1,8 milliard d’euros.

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