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Résultats trimestriels / chiffre d'affaires / Loi de programmation militaire / LPM / Thales / Aviation civile
La reprise du trafic aérien profite à Thales / La loi de programmation militaire en ligne de mire
Connu et reconnu pour ses activités dans la défense, Thales s’avère être aussi un acteur clé du tourisme. Le groupe présidé par Patrice Caine a fait état ce vendredi matin d’un chiffre d’affaires en hausse de 9,4 % à variation organique au premier trimestre sur un an à 4 milliards d’euros.
Une performance tirée notamment par ses activités liées à l’aéronautique civile (équipements de navigation et de bord dans les avions de ligne) et à la biométrie (sécurité des documents tels que les passeports). La division identité et sécurité numériques (DIS) a en effet progressé de 20,1 % sur la période atteignant les 779 millions d’euros, grâce à la croissance à deux chiffres des cartes à puce et des cartes SIM. "Le début d’année 2023 confirme la très bonne dynamique de toutes nos activités avec une croissance organique du chiffre d’affaires en avance sur l’objectif annuel ", s’est félicité Patrice Caine, dans un communiqué. Le consensus d’analystes publié par le groupe de technologies et de défense s’attendait à un chiffre d’affaires de 3,92 milliards d’euros.
Rebond post-Covid
Certes, l’activité de défense et de la sécurité (D & S) reste le principal moteur de Thales engrangeant à elle seule 2,07 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+5,4 % en variation organique). Mais la reprise du trafic aérien se ressent également dans les prises de commandes du groupe. Sur les 3,4 milliards d’euros enregistrés au cours des trois premiers de l’année, 2,2 milliards d’euros de prises de commandes d’un montant unitaire inférieur à 10 millions d’euros (+17 % sur un an) proviennent de la bonne dynamique de ces mêmes activités d’aéronautique civil et de biométrie.
Pour le reste, le difficile climat géopolitique a permis à Thales de voir ses commandes D & S de progresser de 31 % par rapport au premier trimestre 2022, à 1,44 milliard d’euros, dont un contrat de plus de 100 millions d’euros.
Stratégie de croissance dans les marchés porteurs
D’ailleurs, au cours de ce premier trimestre, ce ne sont pas deux (comme l’année dernière à la même époque) mais trois commandes de cette taille, pour un montant total de 401 millions d’euros, qui ont été enregistrées. Outre celui portant sur la défense, les deux autres concernent les activités aérospatiales du groupe. A noter que ce secteur enregistre des prises de commandes en baisse organique de 3 %, s’expliquant simplement "par une base de comparaison élevée avec les deux grands contrats enregistrés au premier trimestre 2022 d’une valeur supérieure ", a fait savoir l’entreprise.
Le premier trimestre aura été marqué en outre par la montée en puissance des marchés émergents (autres que l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Australie et la Nouvelle-Zélande). Leur part dans les prises de commandes a progressé de 55 % sur un an à 652 millions d’euros et de 16,2 % sur le chiffre d’affaires (828 millions d’euros).
Un budget de la défense français en augmentation
Dans ce contexte, le groupe a confirmé l’ensemble de ses objectifs financiers. Comme en 2021 et 2022, il prévoit un ratio de prises de commandes rapportées au chiffre d’affaires supérieur à 1 et une croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre 4 % et 7 % correspondant à un chiffre d’affaires situé entre 18 et 18,5 milliards d’euros. Sans oublier que la loi de programmation militaire (LPM) proposant de consacrer aux armées 413 milliards d’euros entre 2024 et 2030 portant ainsi le budget de la défense français à 68,9 milliards d'euros à terme restera un point d’intérêt stratégique pour l’entreprise.
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