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2030; zéro carbone; 15 %

Macro-économie / Taux / AIE / énergies fossiles / transition énergétique

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AIE / énergies fossiles / transition énergétique

L’ultimatum de l’AIE sur les énergies fossiles / L’institution somme l’industrie pétrolière et gazière de réduire ses émissions de gaz à effet de serre

La confiance dans la transition énergétique entamée par les acteurs du monde des énergies fossiles passerait par une dynamique plus rapide et plus transparente. L’Agence internationale de l’énergie s’inquiète que le secteur pétrolier et gazier représente encore 15 % des émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie.

"Il est nécessaire d’adopter une approche cohérente en matière de surveillance, de déclaration et de vérification des émissions provenant des activités pétrolières et gazières ". Cette phrase issue d’une note de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) venant d'être publiée témoigne de l’importance pour l’institution de passer à la vitesse supérieure sur le sujet. Elle sous-entend en effet que ce n’est pas encore le cas aujourd’hui et parle également de "s’appuyer sur des mesures solides afin d’améliorer la précision, la disponibilité et la transparence des données relatives aux émissions ".

Une diatribe d’autant plus forte de la part de l’AIE, qu’elle estime que " l’industrie a la capacité et les ressources nécessaires pour les réduire rapidement et de manière rentable" ses émissions. L’agence multiplie ces derniers mois les messages alarmants, espérant arracher des avancés avant "la conférence COP28 sur le changement climatique qui se tiendra à Dubaï en novembre".

 

Les moyens de ses ambitions

 

L’institution dirigée par Fatih Birol parle d’un chiffre 5,1 milliards de tonnes de CO2 pour les émissions de 2022 liées à la production, au transport et au traitement du pétrole et du gaz. Pour arriver aux objectifs fixés par son scénario "émissions nettes zéro" à horizon 2050, "l’intensité des émissions de ces activités [doit] diminuer de 50 % d’ici à la fin de la décennie ", souligne-t-elle.

Son dernier rapport met en avant plusieurs " leviers essentiels pour parvenir à cette réduction" allant de "la lutte contre les émissions de méthane, l’élimination de toutes les torchères d'urgence, l’électrification des installations en amont avec de l’électricité à faibles émissions " à "l’équipement des processus pétroliers et gaziers en dispositifs de captage, d’utilisation et de stockage du carbone " ou encore "l’extension de l’utilisation de l’hydrogène à faibles émissions dans les raffineries ". Derrière ces mesures techniques se cache un coût sensiblement élevé et c’est là tout le nerf du combat mené par les équipes de l’AIE ; elles avancent "qu’environ 600 milliards de dollars devront être dépensés au cours de cette décennie pour réduire les émissions de pétrole et de gaz".

 

Bonne conscience


Une pilule difficile à avaler pour le secteur, mais que l’institution souhaite faire passer en martelant que "cela ne représente qu’une fraction des revenus exceptionnels que les producteurs de pétrole et de gaz ont accumulés en 2022". Sachant que "de nombreuses mesures génèrent également des flux de revenus supplémentaires en évitant l’utilisation ou le gaspillage de gaz, ce qui permet de récupérer rapidement les dépenses initiales nécessaires".

Néanmoins si "les compagnies pétrolières et gazières qui représentent un peu moins de la moitié de la production mondiale de pétrole ont aujourd’hui annoncé des plans de réduction des émissions liées à leurs activités ", il ne faut pas uniquement compter sur elles pour faire changer les choses. L'AIE appelle à la constitution "d’une coalition beaucoup plus large - avec des objectifs beaucoup plus ambitieux - est nécessaire pour parvenir à des réductions significatives dans l’ensemble de l’industrie pétrolière et gazière et au-delà".

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