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Eurazeo / Gestion d'actifs / actifs sous gestion / Private equity / dette privée / dry powder

La gestion d’actifs d’Eurazeo ne ralentit pas / La dette privée prend le relais du private equity

Les actifs sous gestion d’Eurazeo continuent de croître à bon rythme, s’approchant des 35 milliards d’euros. Et la faible collecte en private equity a été compensée par le boom de la dette privée et des actifs réels. Le groupe dispose toujours par ailleurs d’importantes marges de manœuvre financières pour déployer sa stratégie.
Siège social d'Eurazeo - Sophie PALMIER/REA
Siège social d'Eurazeo - Sophie PALMIER/REA

L’actif net réévalué ne constitue pas l’alpha et l’omega d’Eurazeo. Ce n’est pas parce que la société d’investissement ne fournit pas d’évaluation de son portefeuille non coté lors de ses publications trimestrielles qu’on ne peut apprécier sa performance. En l’occurrence, la firme dirigée par Christophe Bavière et William Kadouch-Chassaing a connu un premier trimestre 2023 solide malgré l’environnement économique compliqué.

Cela peut d’abord se mesurer par la hausse de 10 % des actifs sous gestion. De 34,1 milliards d’euros fin 2022 ceux-ci sont montés à 35,8 milliards d’euros à fin mars 2023. Et, sur ce montant, les actifs sous gestion générant des commissions représentaient 25 milliards d’euros, en hausse de 26 % sur un an. Une progression qui s’est logiquement répercutée sur les commissions de gestion, qui ont elles augmenté de 28 %, pour atteindre 105 millions d’euros. Un signal très positif sur la capacité du groupe à rémunérer durablement ses actionnaires, alors qu’il versera le 3 mai 2023 un dividende de 2,2 euros par action votée par les actionnaires le 26 avril 2023, soit environ 168 millions d’euros.

Dans le même temps, Eurazeo a levé 866 millions d’euros auprès de ses clients, en hausse de 42 %, dont 185 millions auprès de clients particuliers. Et la composition de la collecte par stratégie est instructive. Seulement 209 millions d’euros ont été levés en private equity sur les trois premiers mois 2023, au lieu de 764 millions d’euros au premier trimestre 2022. "En revanche, les stratégies de dette privée et d’actifs réels [infrastructures, immobilier, ndlr] ont connu un véritable boom ", souligne le bureau de recherche indépendant AlphaValue. Les premières sont passées en un an de 114 millions d’euros à 512 millions d’euros, et les secondes de zéro à 145 millions d’euros. Le groupe expliquant l’intérêt croissant pour la dette privée par l’augmentation des performances en termes de rendement ainsi que par la faiblesse des taux de défaut.

 

Effet dénominateur

 

Un engouement qui peut également s’expliquer par le fameux effet dénominateur, qui pousse les investisseurs institutionnels à se tourner davantage vers la dette privée que vers le private equity, dans la mesure où la classe d’actifs est plus liquide. Le poids du private equity ne peut en effet dépasser un certain seuil de l’allocation globale des limited partners (LPs).

Concernant l’activité d’investissement, sans surprise compte tenu du contexte économique, la firme a été moins active que l’an dernier avec 0,9 milliard d’euros déployés, à comparer à 1,7 milliard d’euros au premier trimestre 2022. Tandis que les cessions ont encore diminué, s’établissant à 0,3 milliard d’euros, contre 0,4 milliard d’euros au premier trimestre, le contexte de hausse des taux d’intérêt pesant sur les volumes de transactions.

"Nous nous montrons particulièrement sélectifs et disciplinés dans l’exécution de notre rotation d’actifs et disposons d’importantes marges de manœuvre financières", ont souligné Christophe Bavière et William Kadouch-Chassaing. Le groupe dispose en effet d’environ 5,3 milliards d’euros de poudre sèche et d’engagements du bilan dans les fonds à hauteur de 2,4 milliards d’euros.

A noter que, comme prévu, la société répond désormais aux critères d’une société d’Investissement tels que définis dans la norme IFRS 10, ce qui induit un effet très positif. Le gain non-récurrent résultant de la différence entre la juste valeur des investissements et leur valeur comptable antérieure au 1er janvier 2023 a finalement été évalué à 1,9 milliard d’euros (au lieu de l’estimation préliminaire de 1,8 milliard d’euros) dans les comptes du premier semestre.

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