Macro-économie / Taux / Antoine Bozio / Fanny Henriet / Conseil d'analyse économique
Macro-économie / Taux
Antoine Bozio / Fanny Henriet / Conseil d'analyse économique
Ça bouge au Conseil d’analyse économique / Fanny Henriet et Antoine Bozio font leur entrée
Le Conseil d’analyse économique (CAE) accueille deux nouveaux chercheurs. L’institution placée auprès de Matignon, chargée d’éclairer le gouvernement sur de multiples questions économiques, voit Fanny Henriet, chercheuse spécialiste de l’économie du changement climatique et Antoine Bozio, directeur de l’institut des politiques publiques, rejoindre ses rangs. A noter que ce dernier en fut membre entre 2012 et 2016.
Polytechnicienne, Fanny Henriet est diplômée de la London School of Economics (LSE) et possède un doctorat en économie obtenu à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Soutenue en 2012 et dirigée par l’ancien professeur au Collège de France Roger Guesnerie, sa thèse étudiait notamment le niveau que devait atteindre la taxe carbone dans l’Hexagone pour lui permettre de diviser par quatre ses émissions de CO2 en quatre décennies.
Chercheuse au CNRS depuis 2013, elle enseigne au sein de Paris School of Economics (PSE) depuis sept ans. L’un des derniers travaux qu’elle a publiés s’intéresse au gaz de schiste : elle s’efforce d’analyser si son exploitation peut concourir à l’atteinte des objectifs climatiques (il est moins polluant que le charbon et le pétrole mais peut évincer des investissements à destination des énergies propres).
Antoine Bozio est quant à lui ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm. Il a également obtenu son doctorat à l’EHESS sous la direction de Thomas Piketty. Une fois docteur, Antoine Bozio a rejoint l’Angleterre pour intégrer l’Institute of Fiscal Studies (IFS), institut de recherche spécialisé dans l’analyse de fiscalité. Cinq ans plus tard, l’universitaire est nommé directeur général de l’Institut des politiques publiques (IPP) qui dépend de PSE et du Groupe des écoles nationales d’économie et statistique (GENES).
Cet organisme publie de nombreux travaux visant à évaluer les conséquences des politiques publiques. En mars 2022, ses chercheurs avaient ainsi estimé que les mesures socio-fiscales adoptées pendant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron (revalorisation de la prime d’activité, réforme de l’assurance chômage, transformation de l’ISF en IFI, mise en place du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital…) avaient permis une augmentation moyenne de 1,9 % du niveau de vie des ménages.
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