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Macro-économie / Taux / marché du travail / France / transition écologique

Macro-économie / Taux
marché du travail / France / transition écologique

Le marché du travail n’échappera pas à la transition écologique / Chaque secteur la vivra cependant différemment

La transition écologique arrive et avec des mutations importantes pour le marché du travail ; c’est ce sur quoi s’est penché le rapport thématique portant sur les incidences économiques de l’action pour le climat publié par France Stratégie. Réalisé dans le cadre de la mission de Jean Pisani-Ferry, il y est estimé que certains secteurs en profiteront tels que celui de la construction ou la R&D quand d’autres devraient souffrir dont notamment les transports.
Installation d'une éolienne. PHILIPPE HUGUEN / AFP
Installation d'une éolienne. PHILIPPE HUGUEN / AFP

"La transition écologique aura des conséquences sur nos modes de production, sur la nature de cette production et sur notre consommation." Le constat posé par France Stratégie est implacable et argue également que ces "transformations auront des effets sur le marché du travail, sur l’emploi et sur sa structure". Avant de chercher à savoir quel serait le grand gagnant, les différentes prévisions à l’échelle agrégée penchent davantage pour un impact modeste.

Pèle-mêle il est avancé que "la transition écologique permettrait de créer à l’horizon 2030 entre 200 000 (Métiers 2030) et 500 000 emplois supplémentaires (évaluation haute de l’impact emploi de la SNBC 2020, via ThreeME et Imaclim)". Là où des "travaux non bouclés existent également, à l’instar de ceux du Shift Project, mettant en avant des effets modérés mais positifs en termes de créations nettes d’emplois (+300 000 à l’horizon 2050, avec 1,1 million créations et 800 000 destructions)".



Quelques gagnants

 

Passés ces effets de friction qu’entraîneront les changements à venir dans nos économies, les auteurs préconisent de s’attacher à "une approche par secteur [qui] permet d’appréhender plus finement les conséquences de différents scénarios sur les réallocations de main-d’œuvre". Cette façon de procéder consacre sans discussion possible le secteur de construction, on verrait entre "100 000 et 200 000 emplois supplémentaires [qui] y seraient créés d’ici 2030" selon les différentes modélisations disponibles.

Un gain considérable qui trouve sa source dans les futurs "investissements massifs dans la rénovation et les infrastructures, notamment de transports et d’aménagements publics". Ces derniers bénéficieront également à la R & D et l’ingénierie où près de "50 000 emplois supplémentaires" sont attendus.

 

Plusieurs malheureux


A contrario, l’agriculture n’est pas à l’abri de souffrir de la transition puisque le "scénario Métiers 2030 envisage un léger ralentissement de la destruction de l’emploi agricole à 2030". Un scénario qui ne fait pas l’unanimité étant donné que The Shift Project parle quant à lui de "créations d’emplois très importantes, essentiellement en 2050 (+500 000 emplois à cet horizon dans le maraîchage et l’agroécologie), qui contrastent avec le déclin continu jusqu’à aujourd’hui de l’emploi agricole".

Les services de transports devraient quant à eux "perdre près de 10 000 emplois en 2030 (selon Métiers 2030 et SNBC) en raison d’une baisse des transports routiers (fret et voyageurs) que le mode ferré ne compenserait pas". Un chiffre qui reste sujet à la vitesse de la transition écologique, qui pourrait réduire ou accentuer l’impact pour le secteur. France Stratégie évoque ainsi le scénario NégaWatt ; ce dernier estime que "les services de transport pourraient perdre plus de 100 000 emplois par rapport à une trajectoire à mesures existantes, en raison d’une évolution vers des mobilités plus sobres en carbone".

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