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Agence internationale de l'énergie / transition énergétique / énergies fossiles
Les énergies fossiles dans le rétroviseur du renouvelable / Le renouvelable attire bien plus d’investissements
La crise énergétique pousse les investissements dans les bras du renouvelable. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) affirme dans un récent rapport que désormais "les investissements dans les technologies énergétiques propres dépassent largement les dépenses en combustibles fossiles, car les préoccupations en matière d’accessibilité et de sécurité suscitées par la crise énergétique mondiale renforcent l’élan en faveur d’options plus durables ". Une dynamique qui devrait être à nouveau confirmée cette année puisque les équipes de Fatih Birol estiment que " les investissements annuels dans les énergies propres devraient augmenter de 24 % entre 2021 et 2023".
De quoi donner de l’espoir à Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, qui se veut optimiste et argue que "l’énergie propre évolue rapidement, plus rapidement que beaucoup ne le pensent. Cela apparaît clairement dans les tendances d’investissement, où les technologies propres s’éloignent des combustibles fossiles". Il en veut pour preuve que désormais "pour chaque dollar investi dans les combustibles fossiles, environ 1,7 dollar est maintenant investi dans les énergies propres. Il y a cinq ans, ce rapport était de un pour un".
Le fossile toujours en vie
Certes sur les 2 800 milliards de dollars qui doivent être investis dans l’énergie cette année, près de 1 700 milliards le seront dans technologies dites propres ; que ce soit les énergies renouvelables, les véhicules électriques, l’énergie nucléaire ou autre. Il n’en reste pas moins qu’un peu "plus de 1 000 milliards de dollars, sont consacrés au charbon, au gaz et au pétrole".
D’autant plus que la dynamique n’est pas géographiquement équilibrée puisque 90 % de l’augmentation de la hausse des investissements "provient des économies avancées et de la Chine, ce qui présente un risque sérieux de nouvelles lignes de fracture dans l’énergie mondiale si la transition vers l’énergie propre ne s’accélère pas ailleurs". Et ce d’autant plus qu’une reprise est attendue en ce qui concerne les investissements dans les combustibles fossiles. L’institution rappelle que la demande mondiale de charbon vient d’atteindre un niveau record en 2022, et que "les investissements dans ce secteur sont en passe d’atteindre cette année près de six fois les niveaux envisagés en 2030 dans le scénario ‘zéro émission nette’".
Le solaire devance l’or noir
Un exemple est mis en avant tout particulièrement par Fatih Birol, il s’agit de l’investissement dans l’énergie solaire ; "pour la première fois, il devrait (en 2023 ndlr) dépasser le montant des investissements consacrés à la production de pétrole ". Une dynamique qui se retrouve dans des technologies de production d’électricité à faibles émissions qui sont censés cette année représenter près de 90 % des investissements dans la production d’électricité.
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