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Bourse / capitalisations bourisères / Pwc

La France est devenue la 4ème plus grande capitalisation boursière au monde / Une surperformance des entreprises françaises dans un climat en berne

Dans un contexte où les 100 plus grandes capitalisations boursières de la planète sont pratiquement toutes en baisse depuis un an, la surperformance des Françaises telles que celles de LVMH, de L’Oréal, de TotalEnergies et de Sanofi détonnent. De quoi permettre à la France de gagner deux places au classement mondial.
Salle des marchés (Photo by Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Salle des marchés (Photo by Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Les 100 plus grandes entreprises mondiales ne sont pas intouchables. L’environnement macroéconomique difficile lié au resserrement continu de la politique monétaire et à une inflation élevée a fini par peser sur elles. Pour preuve, leur capitalisation boursière a chuté de 11 % au 31 mars 2023 en glissement annuel. Il s’agit de la première baisse annuelle depuis 2016 et la plus forte enregistrée depuis 2009 (-39 %), selon la nouvelle édition de l’étude mondiale Global Top 100 menée par PwC.

 

Le top 5 en baisse

 

Et dans cette chute, elles sont peu à être épargnés. Les Etats-Unis par exemple, le plus grand contributeur du Top 100 mondial avec 70 % des entreprises de la liste, ont même été le principal moteur de cette baisse, perdant 3 000 milliards de dollars en valeur, établissant la capitalisation boursière américaine à 21 700 milliards de dollars. Certes, le pays de l’Oncle Sam conserve sa première place au rang mondial devant l’Arabie saoudite et la Chine mais cette dernière aussi a subi de plein fouet l’attentisme des investisseurs avec une chute de 7,3 %.

Tous les secteurs sont touchés sans exception. Celui des technologies, le plus représenté du Top 100, a enregistré sa première baisse en 10 ans (-8 %). Même chose concernant les secteurs des biens de consommation, celui des services de communication, de la finance et de l’énergie qui affichent respectivement des chutes de -23 %, de -18 %, de -11 % et de -10 %. Et si les cinq premières sociétés du top 100 demeurent inchangées (Apple, Microsoft, Saudi Aramco, Alphabet et Amazon), elles ont, elles aussi pour la première fois, depuis 2013, toutes connu une baisse de leur capitalisation boursière, qui a représenté 50 % de la baisse globale de la capitalisation boursière cette année, relève PwC.

 

 

Près de 1 000 milliards de capitalisation boursière française

 

Dans ce marasme boursier, l’on pourrait croire que l’Europe paye le prix fort. Et pourtant, le Vieux Continent est la seule région au monde en progression au 31 mars dernier avec une hausse de 9,5 %, augmentant de 10 % à 13 % sa part dans le Top 100 en un an. Et la France n’est pas en reste. Au contraire, la surperformance des entreprises françaises contraste avec le contexte mondial à la baisse. Celles classées au Top 100 atteignent une capitalisation boursière de 980 milliards de dollars, soit une progression de 17 % par rapport à mars 2022. Une hausse qui permet ainsi à la France de se hisser de la 6ème à la 4ème place des plus grandes capitalisations boursières mondiales.

Il faut dire que l’Hexagone possède quelques atouts : quatre groupes français classés parmi les 100 ont vu leur capitalisation boursière s’envoler en un an. LVMH a gagné sept places au classement et est désormais 12ème avec une capitalisation de 460 milliards de dollars au 31 mars. Vient ensuite L’Oréal qui, avec neuf places de mieux, devient la 35ème entreprise mondiale à la plus forte capitalisation boursière (239 milliards de dollars). TotalEnergies passe de la 96ème à la 72ème position (145 milliards de dollars) et enfin Sanofi qui fermait la marche en 2022 est aujourd’hui en 78ème position grâce à une capitalisation de 136 milliards de dollars.

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