WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / Assurance-chômage / France / Dette

Macro-économie / Taux
Assurance-chômage / France / Dette

La dette de l’Unédic devrait décroître d’un quart en deux ans / Les réformes de l’assurance-chômage aideront à la maîtrise des dépenses

Devant atteindre 56,3 milliards d’euros à la fin de cette année, la dette du régime d’assurance-chômage devrait décroître de 14 milliards d’euros d’ici la fin 2025. L’Unédic met en avant les deux récentes réformes affectant le régime tandis que les recettes seront portées par la croissance vigoureuse des salaires.
Olivier Dussopt, ministre du Travail - Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Olivier Dussopt, ministre du Travail - Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le désendettement de l’Unédic se poursuit. Après avoir atteint un sommet à 63,6 milliards d’euros en 2021 du fait de la crise pandémique (notamment en raison de l’explosion des dépenses liées à l’activité partielle qui a creusé le déficit), la dette du régime d’assurance-chômage devrait passer de 60,7 milliards d’euros fin 2022 à 42,3 milliards d’euros fin 2025.

"Ces prévisions de juin confirment la poursuite du désendettement du régime d'assurance chômage, qui est absolument indispensable pour que l'Unédic puisse continuer à jouer son rôle contracyclique et pour la pérennité du régime", a déclaré la présidente de l'Unédic, Patricia Ferrand.

 

Excédents continus 

 

Ce désendettement est rendu possible par la constitution d’excédents depuis l’an passé (4,3 milliards d’euros). "En 2023, les recettes augmenteraient de manière légèrement plus forte que les dépenses amenant à une légère hausse du solde financier de l’Unédic qui se porterait à + 4,4 milliards d’euros, celui-ci se maintiendrait donc en territoire positif malgré un contexte économique très incertain", avance l’organisme.

Par la suite, la "bonne tenue des contributions" (l'Unédic indique qu'elle sera le fait de la forte croissance des salaires et non de celle de l'emploi) permettrait de maintenir un solde positif qui s’élèverait à + 5,4 milliards d’euros pour 2024. Enfin, "l’accélération des créations d’emploi ainsi que la montée en charge des réformes d’assurance chômage se traduirait par une progression sensible du solde en 2025 qui atteindrait +8,7 milliards d’euros", anticipe l’organisme.

 

Influence des réformes

 

Les réformes de l’assurance-chômage ont pour effet de stabiliser relativement les dépenses dans la mesure où elles limitent le nombre de chômeurs indemnisés. Pour mémoire, la réforme de 2021 de l’assurance-chômage s’accompagnait notamment de l’allongement de la durée d’affiliation requise pour ouvrir un droit : de 4 à 6 mois de travail dans les 24 derniers mois.

La réforme de 2023, elle, prévoit une réduction de la durée des droits d’un quart pour les demandeurs d’emploi lorsque l’économie est sur les bons rails (c’est-à-dire un taux de chômage inférieur à 9 % et qui ne connaît pas d’augmentation d’un trimestre sur l’autre de plus de 0,8 point).

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article