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Politique économique / Emploi / Assurance-chômage

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Emploi / Assurance-chômage

L'emploi américain, autre grande victime du Covid

Les nouvelles demandes d'allocation au chômage aux États-Unis ont chuté pour la septième semaine consécutive, mais restent douloureusement élevées, à 2,44 millions. Le nombre total de demandes a atteint 38,6 millions depuis le début de la pandémie.
New York - USA - Etats-Unis
New York - USA - Etats-Unis

Le nombre de nouveaux demandeurs d'allocation au chômage aux États-Unis a beau être légèrement moins mauvais qu'il y a deux semaines, le chiffre fait encore froid dans le dos. Selon les chiffres dévoilés hier après-midi par le Département du travail américain, 2,44 millions d'Américains supplémentaires ont réclamé une allocation-chômage au cours de la semaine qui s'est achevée le 16 mai dernier. Certes, ce nombre représente une baisse de 9 % par rapport aux 2,69 nouveaux demandeurs de la semaine précédente et est loin du triste record de la dernière semaine de mars, où il avait atteint 6,867 millions. Il n'en reste pas moins que le tableau global de l'emploi américain depuis le début de l'épidémie est exécrable : 38,6 millions de personnes ont ainsi fait valoir leurs droits au chômage en neuf semaines.

Un record qui devrait continuer d'être battu, semaine après semaine, même si les inscriptions diminuent, et tant que le pays ne sera pas totalement sorti de confinement. Cette situation sociale dramatique explique que de plus en plus de commerçants, sans activité depuis deux mois, commencent à se rebeller face au confinement. Rappelons que les États-Unis demeurent le premier pays en termes de nombre de cas et de décès liés à la terrible épidémie de Covid-19, avec plus de 1,5 million de personnes contaminées et 94 729 morts. Ce qui explique que beaucoup d'États de la côte Est notamment, n'ont toujours pas levé les mesures strictes de confinement.

En Géorgie, au New Jersey et au Kentucky, les demandes d'emploi ont certes diminué plus rapidement qu'ailleurs. Mais en Californie (+ 246.115 demandes), à New York (226.521) et en Floride (+223.927) , qui figurent parmi les régions les plus peuplées, les demandes d'allocations demeurent malheureusement très élevées. Et la baisse générale du nombre de demandeurs est finalement moins rapide qu'anticipé par le consensus. Pourquoi ? "Il est possible que certaines entreprises qui avaient continué à payer leur personnel dans l'espoir d'une réouverture rapide réalisent maintenant qu'à cause des contraintes de distanciation sociale, leurs affaires ne reviendront pas "à la normale" rapidement. Ce qui explique que ce n'est que maintenant qu'elles adaptent leur main-d'œuvre au nouvel environnement", commente James Knightley, chef économiste international chez ING. Du coup, si ces explications sont avérées, il est probable que les demandes de prestations chômage ne diminueront que très légèrement pendant encore quelques semaines.

Au vu de ces chiffres et du contexte sanitaire et économique général, le marché de l'emploi américain devrait durablement souffrir : en avril, le taux de chômage a ainsi atteint 14,7 %. Autre chiffre marquant pour le pays : seuls 51,3 % des 16-65 ans ont reçu un salaire sur ce mois. Compte tenu de la tendance des demandes d'allocations-chômage depuis le début du mois de mai, le taux de chômage devrait atteindre d'environ 20 % sur la période, avec seulement 46-47 % des Américains en âge de travailler qui gagnent un salaire.

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