Macro-économie / Taux / Bruno Le Maire / Ajay Banga / Janet Yellen
Macro-économie / Taux
Bruno Le Maire / Ajay Banga / Janet Yellen
Un système monétaire à bout de souffle / Chefs d’États et dirigeants plaident pour un nouveau Bretton Woods
" La liste de ce qui est possible est infinie". António Guterres, secrétaire général des Nations unies, n’a écarté aucune piste lors de l’ouverture du sommet pour un nouveau pacte financier mondial, qui a débuté ce jeudi dans la capitale française. Il a achevé sa prise de parole en martelant que "nous n’avons pas besoin d’attendre le moment parfait pour reformer l’architecture mondiale", il avait auparavant donc balayé très largement les pistes d’amélioration ; allant d’une pique acerbe envers les agences de notations accusées d’être "en partie responsable d’un certain nombre de crises".
Le nouveau président de la Banque mondiale Ajay Banga s’est quant à lui concentrer sur l’enjeu pour les États à répondre rapidement à n’importe quelle crise. Il a proposé de "prioriser la réponse à la question de la dette", il s’agit de permettre aux pays de repousser des échéances pour dégager des fonds pour répondre prestement au moindre problème. Une proposition qui a séduit Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, qui l’a résumé en "une clause climat dans le cas de crise".
Déficit de financement
Le nerf de la guerre restant le déficit de financement, les intervenants ont saisi le sujet à bras-le-corps et António Guterres a proposé que face au déficit de financement des objectifs de développement durable, il soit mis en place " une relance des ODD de 500 milliards de dollars par an pour investir dans le durable et le climatique".
Une nécessité également aux yeux de Janet Yellen, secrétaire au trésor des États-Unis, qui a rappelé que " les banques de développement ont un rôle spécial pour inverser ces tendances" et "qu’elles ont constamment évolué et doivent le faire à nouveau ". Des changements à faire pour "mieux intégrer la durabilité" ou encore tenir compte de " l’augmentation des prêts en cours"
Des paroles fortes de la part de l’ancienne présidente de la réserve fédérale américaine qui ont été saluées mais qui ont également été quelque peu nuancé. Mafalda Duarte, la directrice générale du Climate Investment Funds, arguant qu’aucune réforme internationale ne sera efficace si elle n’est pas déclinée au niveau local, notamment en ce qui concerne le financement vert. Ce dernier y serait en progression de 76 %.
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