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Résultats trimestriels / résultats semestriels / pétrole / gaz / TotalEneriges

La baisse des prix du pétrole et du gaz se fait ressentir chez TotalEnergies / Le versement de dividendes maintenu

Le groupe multi-énergies a annoncé ce jeudi matin le versement d’un deuxième acompte sur dividende pour l’exercice 2023, et ce malgré une forte baisse de ses résultats au deuxième trimestre en raison de la chute des prix des hydrocarbures. Au total, sur les six premiers mois de l’année, le bénéfice net du groupe a perdu 9 % à 9,6 milliards d’euros.
Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies (Photo by KARIM JAAFAR / AFP)
Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies (Photo by KARIM JAAFAR / AFP)

Ce n’est pas une surprise, la baisse des prix des hydrocarbures et des marges de raffinage ont pesé sur les résultats de TotalEnergies. La compagnie a ainsi annoncé ce jeudi matin un bénéfice net part du groupe en baisse de 28 % au deuxième trimestre sur un an, à 4,1 milliards de dollars. Le résultat net ajusté part du groupe a reculé quant à lui de 49 % à 5 milliards de dollars tandis que son excédent brut d’exploitation (Ebitda) a chuté de 41 % à 11,1 milliards de dollars.

 

Effet prix 

 

Pour rappel, au deuxième trimestre, le prix du baril de Brent a reculé de 31 % sur un an à 78,10 dollars. Le prix moyen de vente de gaz a lui baissé de 46 % tandis que celui du gaz naturel liquéfié (GNL) a chuté de 30 %.

Ce faisant, la principale division, "Exploration Production", a dégagé un résultat opérationnel ajusté de 2,35 milliards de dollars au deuxième trimestre, contre 4,72 milliards de dollars un an plus tôt. La division "Integrated LNG" dédiée au GNL, a quant à elle vu son résultat opérationnel ajusté atteindre 1,33 milliard de dollars, après 2,22 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022.

Il faut dire aussi que la compagnie a produit moins. Sa production d’hydrocarbures s’est réduite de 10 % entre le deuxième et le premier trimestre avec 2 471 milliers de barils équivalents pétrole par jour. "Hors Novatek, la production est en baisse de 2 % en lien avec l’augmentation des maintenances planifiées, notamment en mer du Nord, […] partiellement compensées par le plein effet de l’entrée dans la concession aux Emirats arabes unis et la montée en puissance de projets, notamment en Norvège", a précisé le groupe.

Pour le troisième trimestre, l’entreprise anticipe cependant une production d’environ 2,5 millions de barils équivalents pétrole par jour, "compte tenu notamment du démarrage du champ d’Absheron en Azerbaïdjan. Le taux d’utilisation des raffineries devrait se maintenir au-dessus de 80 % ", a expliqué la compagnie.

 

Accélération du renouvelable 

 

A noter que le groupe a vu sa production nette d’électricité s’accentuer. Elle s’établit à 8,2 térawattheures au deuxième trimestre, soit une hausse de 8 % sur un an, "portée par la croissance de la production d’électricité de sources renouvelables et malgré la plus faible génération des capacités flexibles dans un contexte de moindre demande. […] La capacité brute installée de génération électrique renouvelable atteint 19 gigawatts (GW) à la fin du deuxième trimestre, en hausse de 1 GW par rapport au trimestre précédent, dont 0,5 GW mis en service aux Etats-Unis et 0,3 GW mis en service sur le projet éolien en mer au Royaume-Uni", a précisé le groupe.

Le secteur "Integrated Power" a d'ailleurs vu son résultat opérationnel net ajusté gagner 32% au deuxième trimestre sur un an, à 450 millions de dollars.

Pour mémoire, dans sa stratégie multi-énergies, certains projets ont été annoncés ce trimestre, tels que la finalisation de l’acquisition à 100 % de Total Eren dans l’électricité renouvelable. Le groupe a d’ailleurs confirmé, ce jeudi matin, sa guidance en matière d’investissements nets pour l’année 2023 entre 16 et 18 milliards de dollars, dont 5 uniquement consacrées aux énergies bas carbone.

 

Retour aux actionnaires confirmé

 

Malgré des résultats en demi-teinte - le cash-flow net a certes perdu plus de la moitié de sa valeur sur un an au premier semestre mais reste tout de même à 7 milliards de dollars -, le groupe a décidé de ne pas léser ses actionnaires pour autant.

Le président-directeur général, Patrick Pouyanné, a ainsi confirmé une distribution supérieure à 40 % du cash-flow. "Le conseil d’administration a décidé la distribution d’un deuxième acompte sur dividende au titre de l’exercice 2023 d’un montant de 0,74 euro par action, en augmentation de 7,25 % sur un an", a-t-il déclaré. La société a également été autorisée à poursuivre ses rachats d’actions à hauteur de 2 milliards de dollars pour le troisième trimestre.

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