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Macro-économie / Taux / énergie / réchauffement climatique

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Les chaleurs estivales inquiètent l’AIE / Le secteur de l’énergie sommé d'en faire plus contre le réchauffement climatique

Les températures élevées de l’été inspirent à l’Agence internationale de l’énergie un rappel virulent à l’encontre des acteurs privés et publics, elle martèle qu’il leur faut faire beaucoup plus pour parvenir à tenir la feuille de route vers le net zéro à l’horizon 2050. Le sous-investissement dans les énergies propres est criant à ses yeux.  
Incendie aux États-Unis. DAVID SWANSON / AFP
Incendie aux États-Unis. DAVID SWANSON / AFP

Un peu plus de deux ans après la publication de la feuille de route mondiale vers le net zéro de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les espoirs suscités n’ont pas tous été comblés. Ses objectifs doivent d’ailleurs être révisés peu avant la COP 28 de novembre à Dubaï, un tout récent papier de l’AIE estime que "les gouvernements du monde entier devraient s’engager à tripler la capacité mondiale de production d’énergie renouvelable d’ici à 2030 avant la COP28 ".

L’urgence est de mise pour les équipes de Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, puisqu’il est nécessaire non seulement de doubler " les progrès en matière d’efficacité énergétique" mais il incite également à "développer massivement un large éventail de technologies énergétiques propres au cours de cette décennie". Le but affiché étant de supprimer la plus grande partie possible de la demande et du besoin en énergie fossile.

 

Fini les belles paroles

 

Un sommet qui devrait certes voir des projets ambitieux émerger, cependant cela ne suffit plus pour l’AIE ; l’institution argue qu’il " faut maintenant que les gouvernements prennent des engagements clairs sur ces objectifs". L’une des motivations de la transition énergétique étant actuellement les effets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et non pas uniquement des choix politiques forts.

Un soupçon d’espoir est néanmoins présent puisque "la capacité de production d’énergie renouvelable ajoutée dans le monde a augmenté de près de 13 % en 2022 " et cette année "elle devrait augmenter d’un tiers". Cette dynamique est expliquée par "l’élan politique croissant, les prix élevés des combustibles fossiles et les préoccupations constantes en matière de sécurité énergétique [qui] entraînent un fort déploiement de l’énergie solaire photovoltaïque et de l’énergie éolienne". De quoi faire espérer à l’AIE que la production mondiale d’électricité à partir d’énergies renouvelables puisse dépasser celle du charbon et ce dès 2024.

 

Nouveau rythme

 

Les succès du passé permettent aux équipes de Fatih Birol de fixer la barre plus haut à l’avenir, en conséquence "un taux de croissance annuel légèrement supérieur [des capacités de production] permettrait aux énergies renouvelables d’atteindre l’objectif de capacité fixé pour 2030". La principale responsabilité incombant aux pouvoirs publics mais pas uniquement.

Cependant ceux-ci ont un rôle clé pour favoriser le "déploiement des énergies renouvelables dans un plus grand nombre d’économies émergentes et en développement". Notamment les pays avancés qui pourraient voir leurs efforts réduits à néant si la croissance du reste du globe utilise intensivement des énergies fossiles.

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