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Actionnariat salarié / partage de la valeur / Entreprises françaises / ETI
Actionnariat salarié : les Français restent attachés à leur entreprise / Un salarié sur deux investit toujours au capital
Qui a dit que les salariés n’aimaient pas leur entreprise ? Alors qu’après deux années de tassement en raison de la crise sanitaire, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont établi, l’année dernière, un nouveau record en déployant 42 opérations d’actionnariat salarié, l’adhésion des salariés reste forte.
En 2022, selon l’observatoire Amundi, ce sont encore 3,4 milliards d’euros qui ont été souscrits par les bénéficiaires de ces plans, "confirmant ainsi leur attachement au dispositif de l’actionnariat salarié leur permettant d’être associés au capital de leur entreprise ", estime le leader européen de la gestion d’actifs.
Certes, c’est moins que le montant investit en 2021 (3,8 milliards d’euros) et le taux moyen de souscription a lui aussi baissé. Il est passé de 49 % à 46 % dans les grandes entreprises et de 39 % à 36 % dans les ETI, soit un taux moyen de 39 % contre 42 % en 2021.
Un taux de souscription français le plus élevé l’international
Mais si l’on s’intéresse plus particulièrement au cas de la France, l’on peut constater que, comme l’année dernière, le taux d’adhésion est le plus élevé à l’international.
En effet, un salarié français sur deux investit dans son entreprise contre 27 % en moyenne à l’international. "En dehors de France, ce sont trois pays asiatiques qui ont les taux de souscription les plus élevés et où les émetteurs français sont les plus présents ", souligne Amundi. A noter d’ailleurs que contrairement aux autres pays, l’adhésion des salariés français est restée stable sur un an.
Cependant, en raison sans doute d’un contexte économique plus difficile et suivant la tendance constatée à l’international, le montant souscrit par les Français s’est quelque peu réduit. Il est passé de 4 918 euros à 4 552 euros entre 2021 et 2022.
Une légère inflexion de la somme investie qui reste toutefois bien au-dessus de la moyenne à 5 ans en France, selon l’Observatoire (3 573 euros en 2017) et bien supérieur au montant moyen souscrit à l’étranger l’année dernière (3 529 euros).
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