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Les défaillances d’entreprises signent leur retour aux niveaux pré-Covid 19 / Cependant, l'effet rattrapage se tarit
De peu, mais le palier est tout de même franchi : les faillites d’entreprises ont retrouvé, en septembre 2023, les niveaux qu’elles avaient atteint avant la crise sanitaire. À la fin du mois passé, la Banque de France en comptabilisait en effet 51 160 sur les douze derniers mois, contre 51 145 sur l’ensemble de l’exercice 2019. Attention, toutefois, ce niveau reste "bien inférieur au niveau moyen enregistré sur la période 2010-2019 (59 342) avant la pandémie de Covid-19", remarque l’institution.
Et si ce chiffre traduit bien un mouvement de rattrapage, du fait du plan "Quoi qu’il en coûte" mis en place par le gouvernement durant la pandémie pour éviter des états de cessation de paiements, la hausse des défaillances (de 36,8 % sur un an) "est en outre en train de ralentir", pointe la Banque de France. De fait, au mois d’août, le taux de croissance des défaillances s’affichait à 42,1 % sur un an.
Dans le détail, cette croissance des défaillances d’entreprises touche l’ensemble des secteurs de l’économie et des structures d’entreprises, mais reflète quelques hétérogénéités. Comme durant l’été, les secteurs de l’hébergement et de la restauration ainsi que de l’industrie se sont retrouvés en première ligne.
Dans le premier, les défaillances se sont accélérées de 56,7 % sur un an (au nombre de 7 150 depuis un an) et de près de 4,5 % depuis 2019. Dans le second, elles se sont appréciées de 43,2 % en comparaison à septembre 2022 (à hauteur de 3 765 sociétés) et de 9,6 % depuis la période pré-pandémique.
En valeur
Les entreprises évoluant dans le milieu de l’information et de la communication ont aussi été particulièrement touchées par l’accélération des défaillances, avec une hausse de 46,3 % sur un an au nombre de 15 882, tout comme celui des activités financières où les dépôts de bilan ont crû de près de 41 % sur un an, à 1 222. En revanche, dans le secteur de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche, les entreprises ont rencontré un taux de défaillance bien plus mesuré de 8,4 %, s’affichant même en recul de 15,4 % par rapport à 2019.
Et en valeur, ce sont les sociétés de la construction et du commerce et réparation automobile qui se retrouvent le plus à la peine. Elles ont respectivement enregistré 10 463 et 11 106 défaillances sur les douze derniers mois.
Du côté des structures, à nouveau, toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. Les microentreprises et sociétés de taille indéterminée ont été 47 028 à faire état de défaillance (sur 51 160 au total pour rappel). Ce qui représente une hausse de près de 35 % sur un an, mais un recul de 3,4 % par rapport à 2019. Moins nombreuses en termes de nombre, les très petites, petites et moyennes entreprises ont toutefois vu la dynamique de leur défaillance progresser sensiblement sur un an, avec des taux de croissance respectifs de 65,1 %, 73,8 % et 80,2 %.
À noter, également, que les plus grandes structures n’auront pas été épargnées. Les entreprises de taille intermédiaire et les grandes sociétés ont enregistré 50 défaillances sur les douze derniers mois. Sur un an, cela représente une hausse de 61,3 % et de 85,2 % par rapport à 2019. Une progression qui les place ainsi en tête de la base de comparaison avec l’année qui avait précédé la crise sanitaire mondiale.
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