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INSEE / Conjoncture / France
L’inflation hexagonale continue à refluer en cette fin d’année / La croissance en fait cependant les frais
" La tendance de fond de l’économie française paraît plus modérée". La note de conjoncture de l’Insee en date de cette semaine, confirme que l’embellie hexagonale d’il y a quelques mois est déjà derrière nous. La situation a depuis évolué et cette fin d’année envisage d’une part une "activité [qui] ralentirait dans les services comme dans l’industrie et continuerait de reculer dans la construction " et d’autre part "une baisse de 0,2 % de la consommation des ménages en moyenne annuelle, et avec un "acquis" relativement modeste pour 2024 ".
La principale bonne nouvelle est que la dynamique de reflux de l’inflation devrait se poursuivre et ce malgré les aléas contraires avancés par l’institution tel que "le renchérissement du pétrole" ou encore une " inflation énergétique demeurerait nettement positive, à près de 10 % sur un an en décembre, dépassant de nouveau celle des produits alimentaires ".
Nouveau repli
Cette dernière catégorie vient de voir ses prix connaître "leur premier repli mensuel (-0,3 %) depuis près de deux ans". Couplé au fait qu’ils "resteraient globalement quasi stables à l’horizon de la prévision (soit la fin 2023)" cela limiterait leur glissement annuel à une hausse de près de 7 % en décembre. Pour mémoire ce chiffre était encore de 15,9 % lors du mois de mars dernier). Ce qui contribue à expliquer que l’inflation annuelle soit envisagée à 4,4 % en cette fin d’année, près d’un point et demi en dessous de son niveau de décembre 2022.
L’un des signes de ce mouvement se trouve selon l’Insee dans "la baisse graduelle des prix de production". Le pays n’est pas pour autant tiré d’affaires avec notamment "les incertitudes sur les cours de l’énergie [qui] font peser un aléa supplémentaire sur les prévisions". La hausse des produits pétroliers dans l’Hexagone aurait déjà travaillé à contrebalancer en septembre "le ralentissement sur un an des autres prix (alimentation, services, produits manufacturés)".
Derrière nous
Le deuxième trimestre et la croissance de 0,5 % qui y fut enregistrée par l’économie française sont en tout cas bien derrière nous et pas uniquement en termes de croissance. Là où ce dernier avait été " soutenu par les échanges extérieurs, la croissance du troisième trimestre aurait surtout été tirée par le rebond de la consommation des ménages, dans un contexte de moindre inflation". Malheureusement, l’Insee note que cette reprise de la consommation peine à prendre de l’ampleur et ce en raison d’une "confiance des ménages dans la situation économique [qui] peine en effet à se redresser depuis son point bas de la mi-2022". Le pouvoir d’achat des ménages ne devrait pas significativement progresser en 2023 avec une progression escomptée de 1,2 %.
Difficile dès lors de leur donner tort lorsqu’on voit l’institution anticiper un ralentissement sur le front de l’emploi ; puisque sur les 133 000 créations nettes prévues sur l’année, la plupart sont imputées au premier semestre, et qu’une " légère hausse du chômage [est] prévue au second semestre, à 7,3 % de la population active ".
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