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Start-up / Innovation / brevets / Start-up / capital-risque / Office européen des brevets / Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle / France 2030

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Les start-ups françaises sont très bien placées en matière d’innovation / Des demandes de dépôts de brevets et de marques fort profitables

Avec 42 % de ses start-ups ayant déjà déposé des demandes en droit de la propriété intellectuelle, la France se place parmi les leaders européens et prouve que l’innovation n’y a pas dit son dernier mot. Des procédures qui présentent par ailleurs des avantages financiers notables, tant pour les jeunes pousses que pour leurs investisseurs.
(Photo by Dimitar DILKOFF / AFP)
(Photo by Dimitar DILKOFF / AFP)

Un vent de droit de la propriété intellectuelle (DPI) souffle sur la France : les start-ups tricolores arrivent (presque) en tête des demandes d’enregistrement de brevets et de marques en Europe. Dans le détail, 42 % de l’écosystème français a déjà effectué ce type de démarche, rapporte la dernière étude de l’Office européen des brevets (OEB) et l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Ce qui la place ainsi, à égalité avec la Finlande, en tête du Vieux continent. Et même devant l’Allemagne, où 40 % des start-ups ont réalisé une demande de garantie de DPI. Si en proportion, la France prend donc la tête du classement, elle arrive néanmoins derrière nos voisins d’outre-Rhin en nombre de dépôts.

Car avec 30 969 start-ups recensées en Allemagne, ce sont ainsi 12 387 demandes de brevets ou de marques qui y ont été soumises. À peu de chose près, ce nombre atteint 12 255 en France, où l’on compte légèrement moins de jeunes pousses innovantes (à hauteur de 29 179). La Finlande et ses 4 475 start-ups ont quant à elle réalisé 1 879 dépôts de DPI. Un classement qui vaut, par ailleurs, uniquement pour l’Union européenne et non pour le continent dans son ensemble.

Car le Royaume-Uni recensant plus de 80 000 start-ups sur son territoire, la moindre proportion (de 28 %) d’entreprises ayant sollicité une demande d’enregistrement de DPI la place tout de même largement en tête en valeur absolue. Et, ce, à hauteur de 22 815 demandes de brevets ou de marques déposées.

Quoi qu’il en soit et malgré ces quelques détails, la France se place bien au-dessus de la moyenne européenne, située à 29 %. Une bonne nouvelle, en ce qu’elle atteste du dynamisme de l’innovation française et qui présente aussi plusieurs avantages pour ceux qui recourent au DPI.

 

Selon les stades

 

En effet, souligne l’étude, les dépôts de demandes de brevets ou de marques à un stade d’amorçage ou précoce est corrélé à une plus grande probabilité de financements ultérieurs par le capital-risque. Cela se remarque tout particulièrement au stade précoce (situé entre l’amorçage des financements et la série C). La probabilité de financement se retrouve 4,3 fois plus élevée pour les start-ups à avoir déposé une marque et 6,4 fois plus forte pour les jeunes pousses qui ont déposé des brevets.

À noter, toutefois, que les start-ups utilisent d’autant plus de droits de propriété intellectuelle au fur et à mesure de leur développement. En phase d’amorçage, 10 % des start-ups ayant fait l’objet d’un financement par le capital-risque ont déposé une demande de brevets. La proportion triple presque au stade précoce (à 28 %), tandis qu’elle atteint 44 % pour les stades avancés. Une tendance qui se retrouve du côté des demandes de marques.

Et il n’y a pas qu’aux start-ups que profite cette dynamique. De fait, observent l’OEB et l’EUIPO, la probabilité d’une sortie réussie est deux fois supérieure en cas de demande de brevet ou de marque. Qu’il s’agisse de s’introduire en Bourse et d’être racheté, les entreprises ayant réalisé des demandes DPI voient cette probabilité augmentée par plus de deux.

Selon les secteurs, ces demandes fluctuent évidemment. En tête, les sociétés de biotechnologie, qui sont près de 50 % à avoir déposé des demandes de brevets ou de marques. En deuxième position, à près de 20 %, se situent ensuite les sciences et l’ingénierie. Voilà donc une nouvelle qui devrait être appréciée par le gouvernement, qui ambitionne - entre autres - au travers de son plan France 2030, de créer les champions français de demain en matière de réindustrialisation et de décarbonation. Et ces objectifs devraient notamment être atteints au travers de la montée en puissance des start-ups spécialisées dans les innovations de rupture.

 

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