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Les demandes de brevets atteignent de nouveaux records en Europe / Valeo se classe en tête du classement français, devant Safran

Tirée par les entreprises non européennes, la demande toujours croissante de brevets européens atteint des records : 193 000 demandes de brevets ont été reçues l’an dernier par l’Office européen des brevets, avec toujours une prépondérance du secteur de la communication numérique. Mais le domaine le plus dynamique est celui des inventions liées à l’énergie propre. En France, l’équipementier Valeo a doublé Safran au classement des déposants de brevets.
Siège de l'Office Européen des brevets, OEB - Stephan SAHM/LAIF-REA
Siège de l'Office Européen des brevets, OEB - Stephan SAHM/LAIF-REA

Les incertitudes économiques n’empêchent pas l’innovation. Le nombre de demandes de brevets, indicateur précoce des investissements des entreprises en recherche et développement, a atteint un nouveau record l’an dernier, a annoncé mardi l’Office européen des brevets (OEB). Celui-ci a reçu un nouveau record de 193 460 demandes de brevets en 2022, en hausse de 2,5 % par rapport à l’année précédente. La progression fait suite à celle de 4,7 % enregistrée en 2021 alors que 2020 avait marqué un léger fléchissement de 0,6 % en pleine pandémie.

L’innovation verte n’est pas pour rien dans ce dynamisme. Si la communication numérique a continué d’enregistrer le plus grand nombre de demandes de brevets (16 705) l’année dernière, la catégorie des machines, appareils et énergie électriques, qui regroupe les inventions liées à l’énergie propre, est, parmi les dix premiers domaines technologiques, celui dont la croissance a été la plus rapide. Elle a atteint 18,2 % avec près de 14 000 demandes de brevets en raison notamment de l’essor des technologies de batterie. "Nous observons une croissance solide et continue des demandes de brevets liées aux technologies propres et aux autres moyens qui créent, transfèrent et stockent l’électricité", a souligné António Campinos, le président de l’OEB, en présentant ces chiffres. "C’est cet élan permanent qui permet d’assurer la transition énergétique", a-t-il ajouté.

Ce n’est ainsi par un hasard si l’équipementier automobile Valeo s’est classé en tête des déposants français de brevets auprès de l’OEB avec 588 demandes de brevet déposées en 2022. Le groupe se classe 31ème des déposants en Europe, soit un bond de 10 places par rapport à 2021. "Nos efforts se concentrent sur nos quatre domaines au cœur de la transformation de la mobilité : l’électrification, les aides à la conduite, l’éclairage et la réinvention de la vie à bord", a commenté Christophe Périllat, le directeur général de Valeo, dans un communiqué de l’entreprise.

 

Huawei, le numéro un absolu

 

Le groupe a délogé Safran de cette première place française, auquel l’équipementier aéronautique s’était lui hissé en 2021. Cette fois-ci, Valeo devance donc Safran, qui a déposé 569 brevets l’an dernier, et le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) avec 544 demandes de brevets. Le top 10 français se compose ensuite de Saint-Gobain, Thales, Sanofi, suivis de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de TotalEnergies, d’Arkema, et de Renault.

Toutes nationalités confondues, le chinois Huawei, le premier déposant de brevets au monde, continue à truster le haut du classement européen. Le leader mondial des équipements télécoms a déposé 4 505 demandes de brevets auprès de l’office européen des brevets l’an dernier. Le conglomérat coréen LG et le géant américain des semi-conducteurs Qualcomm l’accompagnent sur les deuxième et troisième marches du podium.

Au classement des plus grands pays d’origine des demandes, la France a tenu son rang, cinquième l’an dernier, comme en 2021, avec 10 900 demandes de brevets, en progression de 1,9 %, derrière les Etats-Unis (48 088 demandes, en hausse de 2,9 %), l’Allemagne (24 684 demandes), le Japon (21 576 demandes) et la Chine (19 041 demandes). Mais l’Hexagone est désormais à portée de la Corée du Sud, qui a déposé 10 364 demandes de brevets en Europe l’an dernier, en hausse de 10 %.

Signe de l’attrait constant du marché européen des technologies pour les entreprises du monde entier, les demandes auprès de l’OEB en provenance de pays non européens occupent une part grandissante. A l’inverse, si les demandes de brevets provenant des 39 Etats membres de l’OEB sont demeurées stables, la proportion qu’elles représentent a continué à diminuer. Elle est tombée pour la première fois l’an dernier sous 44 %, s’établissant à 43,4 %.

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