Macro-économie / Taux / électricité / nucléaire / Agnès Pannier-Runacher
Macro-économie / Taux
électricité / nucléaire / Agnès Pannier-Runacher
L’Europe n’aura pas lâché le nucléaire hexagonal / Le projet de réforme du marché européen de l’électricité permettra de le financer
Concilier les intérêts des investisseurs et des consommateurs tout en intégrant le nucléaire. La forte ambition de la réforme du marché européen de l’électricité n’a pas accouché d’une souris. Et la bonne nouvelle pour Paris vient de l’intégration du nucléaire dans le texte au même titre que les autres sources d’énergies renouvelables.
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, s’en est d’ailleurs félicitée au micro de France Info, avançant " qu’aujourd’hui le financement du futur nucléaire comme le financement des centrales existantes et de leur prolongation sont garantis par cet accord". La Commissaire européenne à l’énergie en la personne de Kadri Simson a confirmé que les contrats pour différence (CFD) étaient bien au cœur du projet, et ce bien que "les implications en termes de compétitivité et les risques pour l’égalité des conditions de concurrence entre les États membres ont suscité de réelles inquiétudes".
Marge de contrôle
Difficile de ne pas voir la main de Berlin derrière ces dernières. Pourtant, Kadri Simons a annoncé que "le Conseil a trouvé un accord équilibré sur ce point, qui préserve l’essence de notre proposition selon laquelle les nouveaux investissements devraient être réalisés en utilisant l’outil des contrats pour différence". La Commissaire a effectivement avancé qu’en ce qui concerne "le soutien direct des prix par les États membres aux investissements dans l’allongement de la durée de vie, l’utilisation des CFD n’est pas une solution obligatoire, mais reste une possibilité et sera soumise aux règles en matière d’aides d’État".
De quoi contenter la ministre de la Transition énergétique pour qui l’accord trouvé "donne de la visibilité aux investisseurs qu’ils soient nucléaires ou à énergies renouvelables ", même si de son côté Kadri Simons a prévenu que "la Commission veillera bien entendu à ce que ces instruments soient correctement conçus et ne donnent pas lieu à des distorsions indues de la concurrence". La commissaire européenne à l’énergie doit également prendre son mal en patience et " espère que les négociations avec le Parlement européen pourront maintenant se poursuivre sans délai".
C’est la condition sine qua non afin que l’accord devienne productif, ce qu’appelle de tous ses souhaits Agnès Pannier-Runacher qui juge "qu’en stabilisant les prix de l’énergie, on montre qu’on a une Europe compétitive". En effet, avance-t-elle, "ce qui est important, c’est que ceux qui investissent soient assurés qu’ils ont un retour sur investissement". Enfin Berlin n’a pas non plus été épargné par ses soins, puisque la ministre s’est fait un malin plaisir de rappeler que " la France aujourd’hui a plus d’énergies renouvelables dans sa consommation finale que les Allemands".
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