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La transition du marché automobile européen se poursuit / Les voitures électriques à batterie dépassent encore le diesel
La série se poursuit. Les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 9,2 % en septembre dans l’Union européenne, alignant ainsi un quatorzième mois consécutif de croissance. Précisément, ce sont 861 062 véhicules qui ont été immatriculés le mois dernier sur le marché automobile des Vingt-Sept, à comparer aux 787 870 unités du mois de septembre 2022, selon les dernières données communiquées par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).
Et si la performance peut sembler en retrait par rapport aux progressions à deux chiffres affichées au cours des mois précédents – notamment la hausse de 21 % enregistrée en août – cette impression est à relativiser dans la mesure où la base de comparaison devient plus difficile. Puisque c’est à la même période de l’an dernier que le redressement du marché avait justement commencé à prendre de l’ampleur.
D’ailleurs, en étendant les marchés étudiés aux quatre pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE), soit l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, ainsi qu’au Royaume-Uni, la hausse s’avère un peu plus significative encore, atteignant 11,1 % pour 1 166 728 immatriculations. Une progression, qui sur le mois écoulé, a été tirée principalement par l’Italie (+22,7 %) et la France (+10,7 %), alors que l’Allemagne, le premier marché d’Europe, a stagné par rapport à septembre 2022.
A ce stade, la bonne orientation du marché depuis plus d’un an reste loin néanmoins d’avoir effacé les stigmates de la pandémie. Au cumul des neuf mois, le marché automobile européen (Union européenne, AELE et Royaume-Uni ensemble) a connu une croissance de 16,9 %, totalisant près de 9,7 millions d’unités immatriculées. Cela reste 20 % en deçà des 12,1 millions d’unités d’avant la pandémie de Covid en 2019.
Stellantis redresse la tête en septembre
Mais l’essentiel est ailleurs. Le mois dernier a vu la poursuite du basculement à l’œuvre vers les modes de propulsions durables au détriment des moteurs thermiques. Les immatriculations de voitures électriques à batteries en Europe ont progressé de 14,3 % en septembre, avec une part de marché qui a dépassé pour la troisième fois cette année celle des voitures diesel (14,8 % contre 12,7 %), celles-ci ayant vu leurs ventes continuer à décliner (-12,5 %).
Les voitures à essence, dont les ventes ont progressé de 5,5 % sur le mois écoulé, restent leader, mais avec une part de marché qui se tasse, passant de 35,3 % à 34,1 %. En seconde position, les véhicules hybrides électriques ont vu leurs immatriculations bondir de 30,5 %, portant leur part de marché à 27,3 %.
Dans ce contexte, parmi les principaux constructeurs sur le Vieux continent, Stellantis est celui qui a le mieux tiré son épingle du jeu en septembre, avec des immatriculations en hausse de 11,3 %, faisant remonter sa part de marché à 19,3 %. Le groupe franco-italo-américain reste toutefois à bonne distance du leader Volkswagen, dont les immatriculations ont progressé de 9,6 %, avec une part de marché en légère hausse à 25 % (au lieu de 24,9 %). De son côté, Renault, le numéro trois européen, a quelque peu marqué le pas le mois dernier, avec des ventes en hausse limitée de 5,1 %, et une part de marché en recul à 10,4 % (contre 10,8 %). Sur neuf mois, Volkswagen reste le plus dynamique, avec des immatriculations en hausse de 21,7 % et une part de marché de 26,2 %, tandis que Stellantis perd deux points de parts de marché à 18,4 %, Renault restant troisième avec 10,8 % de part de marché.
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