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Macro-économie / Taux / Emploi / Chômage

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Emploi / Chômage

Fin de la parenthèse enchantée pour l’emploi hexagonal / Le scénario d’une remontée du taux de chômage se confirme

Le nombre de demandeurs d’emploi en France pour le troisième trimestre vient d’être dévoilé par la Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques (DARES) ; concernant la catégorie A il est en hausse de 0,6 % en glissement trimestriel pour un total de 3 028 500 individus. La diminution du chômage lors des trimestres précédents permet cependant d’observer une baisse de 3,8 % en glissement annuel.
Olivier Dussopt, ministre du Travail. Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Olivier Dussopt, ministre du Travail. Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Sans surprise, l’ambition du plein-emploi d’ici la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron connaît un contretemps sérieux. Ce dernier concerne tant les demandeurs d’emploi de la catégorie A, ceux sans activité aucune, que ceux des catégories B et C. L’ensemble de ces trois types de chômage est en hausse de 0,2 % en glissement trimestriel et ce pour un total de 5 352 000 individus.

Malgré tout, ce nombre demeure en retrait de 1,3 % par rapport à celui de l’an passé, un acquis qui pourrait vite s’estomper cependant. L’OFCE s’en était inquiété dans ses récentes perspectives 2023-2024 pour l’économie mondiale, il y était question que "la seconde moitié de l’année 2023, mais surtout l’année 2024, seraient celles du retournement de la courbe du chômage, ce dernier passant de 7,2 % actuellement à 7,9 % à la fin de l’année prochaine".

 

Restructuration

 

Derrière la baisse du chômage des trimestres précédents, se cachait déjà un phénomène bien particulier : celui de la hausse en métropole du nombre d’inscrits tenus de rechercher un emploi, en activité réduite courte, qui était passé de 747 000 au troisième trimestre 2022 à 771 800 à la fin du premier semestre 2023 et enfin à 795 600 dans cette dernière publication de la Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques (DARES).

Une hausse qui pourrait être amenée à se poursuivre à en croire les raisons invoquées par l’OFCE ; avec d’une part "la faible croissance de l’activité" et de l’autre un " rattrapage partiel des pertes de productivité passées [qui] aurait raison du fort dynamisme de l’emploi observé ces dernières années". L’impact de la réforme des retraites et la hausse de la population active qui en résulte pourraient ne pas être négligeables.

 

Plein emploi au loin

 

Difficile dans de telles conditions d’être optimiste concernant l’objectif gouvernemental d’atteindre les 5 % de taux de chômage d’ici à 2027. La principale carte que possède encore Olivier Dussopt, ministre du travail, réside dans l’arrivée de France Travail en début d’année prochaine. Cette transformation de Pôle emploi est censée permettre au marché du travail hexagonal d’être bien plus efficient. C’est en tout cas l’ambition du ministre qui affirmait cet été que "c’est la réforme qui nous permet d’atteindre le plein-emploi", avec le très controversé conditionnement du versement du revenu de solidarité active à une quinzaine d’heures d’activité hebdomadaire.

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