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Macro-économie / Taux / Zone euro / croissance / PIB

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Zone euro / croissance / PIB

L’automne démarre mal pour la croissance européenne / Et l’emploi commencerait à s’ajuster

En octobre, l’activité économique de la zone euro se serait contractée pour le cinquième mois consécutif, d’après l’enquête mensuelle de S&P Global et Hamburg Commercial Bank auprès des directeurs d’achat (PMI). En parallèle, les embauches auraient cessé la première fois en près de trois ans. Le seul point positif est l’atténuation des pressions inflationnistes.
Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
Kirill KUDRYAVTSEV / AFP

L’automne s’annonce compliqué pour la zone euro. Alors que le Produit intérieur brut (PIB) des vingt pays partageant la monnaie unique a reculé de 0,1 % entre juillet et septembre – par rapport au trimestre précédent -, les premières indications pour le quatrième trimestre ne sont guère réjouissantes. D’après l’enquête mensuelle de S&P Global et Hamburg Commercial Bank auprès des directeurs d’achat (PMI), l’activité économique privée de la zone euro se serait de nouveau contractée lors du mois d’octobre.

Dans le détail, l’indice PMI Composite, qui regroupe le secteur manufacturier et celui des services, s’est établi à 46,5 points le mois dernier après 47,2 points en septembre (un nombre inférieur à 50 points représente un recul de l’activité). Il s’agit de la plus médiocre performance depuis novembre 2020, mois au cours duquel de nombreux pays européens connaissaient leur deuxième confinement.

"La baisse de l’indice PMI composite s’explique en grande partie par la diminution de l’activité des entreprises de services, le communiqué de presse précisant que cette diminution ‘reflète en partie un ralentissement de la hausse des dépenses de voyage et de loisirs consécutive à la pandémie’", fait remarquer Andrew Prettejohn, économiste chez Capital Economics. Parallèlement, "la détérioration de la demande s’est poursuivie, comme en témoigne le plus important recul des nouvelles affaires depuis septembre 2012 lors de la crise de la dette souveraine (période de pandémie mise à part)", souligne S & P Global.

Autre phénomène inquiétant : le marché du travail. Les entreprises ont été prudentes en matière de recrutements lors du mois d’octobre : l’emploi a fait du surplace par rapport à septembre, ce après trente-deux mois de croissance continue des effectifs. Rappelons que le taux de chômage atteint 6,5 % en zone euro, soit un quasi-plus bas historique.

Ce phénomène, en plus d’être lié à l’activité présente trouve certainement son origine dans la faiblesse des anticipations de croissance. "Malgré une légère progression par rapport au creux de dix mois enregistré en septembre, les perspectives d’activité à douze mois ont continué d’afficher un niveau peu élevé", indique l’enquête.

Il y a quand même une bonne nouvelle. Alors que l’indice des prix à la consommation a connu un rythme de progression au plancher depuis plus de deux ans en septembre, les signaux envoyés par les pressions inflationnistes sont rassurants. Si l’inflation des coûts des entreprises du secteur privé de la zone euro demeure élevée, n’ayant que faiblement ralenti par rapport au plus haut de quatre mois atteint en septembre (dans un contexte de hausse des prix du pétrole), les prix facturés, eux, ont enregistré leur plus faible progression depuis février 2021 le mois dernier.

D’après Capital Economics, le PIB de la zone euro reculera de nouveau au quatrième trimestre, ce qui serait synonyme de récession technique. La Banque centrale européenne (BCE), elle, prévoit une progression de 0,1 % du PIB.

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