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La Banque de France ne croit pas à une récession cet automne pour l’Hexagone / L’activité rebondirait grâce aux services
La France ne devrait pas connaître de récession technique en 2023 (une baisse de l’activité économique au cours de deux trimestres consécutifs). Alors que le Produit intérieur brut (PIB) de l’Hexagone s’est contracté de 0,1 % au troisième trimestre, il devrait augmenter de 0,1 % entre octobre et décembre, estiment les économistes de la Banque de France dans le dernier point de conjoncture de l’institut d’émission.
Ce diagnostic a été réalisé, notamment, à l’aide de l’enquête menée par la Banque centrale française auprès d’environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 28 novembre et le 5 décembre. Cet automne, l’activité serait portée par "les services marchands, grâce notamment à l’hébergement-restauration, l’information-communication et les services aux entreprises", avance la Banque de France. Dans le détail, au sein des services aux particuliers, "les chefs d’entreprise anticipent un regain d’activité dans la restauration et la location automobile à l’approche des fêtes de fin d’année". En outre, dans les services aux entreprises, le secteur de la publicité et de l’intérim, "les dirigeants tablent également sur un léger rebond de l’activité en décembre".
A l’inverse, les perspectives de production dégradées "suggèrent une légère baisse de la valeur ajoutée dans l’industrie manufacturière ce trimestre", affirment les économistes de l’institution de la rue Croix-des-Petits-Champs. Il faut dire que l’opinion sur la situation des carnets de commandes dans l’industrie s’est encore dégradée le mois dernier. "Les secteurs de l’aéronautique et des produits informatiques, électroniques et d’optiques sont les seuls à enregistrer des carnets jugés bons ou très bons" tandis que le niveau des carnets de commandes est jugé "particulièrement bas dans le bois-papier-imprimerie, l’industrie chimique, le caoutchouc-plastique et l’industrie agro-alimentaire".
Par ailleurs, au niveau trimestriel, les secteurs de l’énergie et de la construction enregistreraient "un repli sensible de leur valeur ajoutée, en cohérence avec la baisse des indices mensuels de production et la forte baisse des mises en chantier", lit-on dans le point de conjoncture.
Si le scénario de la Banque de France se réalisait, la croissance de l’économie française s’établirait à 0,8 % sur l’ensemble de l’année 2023 – rappelons que le gouvernement escompte une hausse de 1 % du PIB cette année. Il faudra attendre lundi prochain pour connaître les nouvelles prévisions de la Banque de France pour les années 2023 à 2026, a déclaré Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et des relations internationales de la Banque de France, à l’occasion d’une conférence de presse. La Banque centrale se prononcera entre autres, sur les trajectoires du PIB, de l’inflation et du marché du travail.
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