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Banques / Banque / banque en ligne / Ma French Bank / Société Générale / la banque postale

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Banque / banque en ligne / Ma French Bank / Société Générale / la banque postale

Stéphane Dedeyan acte l’échec de Ma French Bank / Un clap de fin attendu d’ici 18 mois

Cinq ans seulement après son lancement, la banque mobile du groupe La Banque Postale n’aura pas réussi à trouver sa place dans un secteur en pleine concentration. Un constat d’échec qui a poussé le nouveau président du directoire à démarrer une phase de dialogue social en vue du reclassement des équipes et des clients de Ma French Bank. Une cessation des activités qui devrait prendre entre 12 et 18 mois.
Stéphane Dedeyan, président du directoire de La Banque Postale (©La Banque Postale)
Stéphane Dedeyan, président du directoire de La Banque Postale (©La Banque Postale)

Il s’agira donc de la première décision forte de Stéphane Dedeyan depuis son arrivée à la présidence du directoire de La Banque Postale il y a deux mois. Ce mercredi soir, le groupe annonçait en effet avoir initié une procédure d’information - consultation quant à l’avenir de sa banque 100 % mobile, Ma French Bank, en vue d’une cessation de ses activités.

Pour La Banque Postale, le constat est simple : "cinq ans après son lancement, (et) malgré un succès indéniable auprès des clients, Ma French Bank n’a pas atteint la rentabilité et n’a pas encore trouvé son modèle économique", a-t-elle expliqué, renonçant ainsi à procéder à des investissements indispensables, notamment dans le développement de sa gamme de produits et d’offres, pour espérer devenir rentable. "Une telle orientation n’apparaît plus compatible avec le plan stratégique (dévoilé par le prédécesseur de Stéphane Dedeyan, Philippe Heim, ndlr) du groupe qui envisage de prioriser ses investissements sur l’accélération de sa digitalisation", a indiqué la société.

De fait, la banque mobile n’aura pas trouvé sa place à côté des deux autres marques du groupe que sont La Banque Postale et Louvre Banque Privée (banque patrimoniale). Lancée tardivement par rapport à ses concurrentes, en juillet 2019 sous l’ère Rémy Weber, Ma French Bank avait pour objectif d’attirer 1,3 million de clients d’ici à 2025. Elle n’en compte aujourd’hui que la moitié, soit loin derrière des mastodontes du secteur tels que Boursorama (devenue cette année BoursoBank) qui en affichait déjà 3 millions en 2021 et 5,4 millions à fin septembre 2023, faisant de la banque en ligne de Société Générale depuis 2015 le leader du secteur en France.

Une attractivité que Boursorama doit à ses atouts tarifaires et une gamme d’offres complète, se positionnant même sur l’assurance-vie, l’assurance auto, etc. Surtout, son rapprochement avec le néerlandais ING lorsque celui-ci a décidé de jeter l’éponge en France en 2021 lui a fait gagner 2 millions de clients supplémentaires. Un phénomène de concentration du secteur qui s’accélère aussi depuis que le groupe Orange a lui aussi décidé de fermer sa banque en ligne, Orange Bank et est entré en négociations exclusives, en juin dernier, avec BNP Paribas (Hello bank) en vue de la reprise de ses clients.

Pour La Banque Postale, il n’est pour l’heure pas question d’accord avec une autre banque. D’abord, si la cessation des activités de Ma French Bank était actée, le clap de fin devrait intervenir d’ici 12 à 18 mois, le groupe promettant à l’ensemble des collaborateurs de la marque d’être affectés à d’autres postes en interne tandis que les clients se verraient eux proposer l’ouverture d’un compte à la Banque Postale.

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