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Macro-économie / Taux / CAC 40 / Banque de France

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CAC 40 / Banque de France

Les non-résidents ont été vendeurs nets d’actions françaises du CAC 40 en 2022 / L'industrie et l’énergie plébiscitées par les étrangers

Si le taux de détention par les non-résidents du capital des sociétés françaises du CAC 40 est stable à 40,3 %, ils ont été vendeurs nets à hauteur de 2,4 milliards d’euros en 2022, indique une étude de la Banque de France. Les secteurs de l’industrie et de l’énergie ainsi que de la santé et des services aux collectivités ont eu du succès chez les investisseurs étrangers.
LOU BENOIST / AFP
LOU BENOIST / AFP

Sept cent soixante-dix milliards d'euros. C'est la valeur des actions des sociétés françaises du CAC 40 détenues par les non-résidents fin 2022, rapport une étude de la Banque de France, qui exclut de son analyse Airbus Group , ArcelorMittal , Eurofins Scientific , Stellantis et STMicroelectronics et STMicroelectronics, dont les sièges sociaux sont situés hors de l’Hexagone.

Pour mémoire, la capitalisation boursière des sociétés françaises de l’indice phare de la Bourse de Paris s’établissait à 1911 milliards d’euros fin 2022, de sorte que par rapport à 2021, le taux de détention des investisseurs étrangers est resté stable (40,3 % contre 40,4 % en 2021).

Géographiquement, ce sont les investisseurs en provenance de la zone euro qui représentent le plus gros poids au sein des non-résidents (41,8 %). Le Luxembourg arrive en première place sur le Vieux continent avec 15,5 %. Toutefois, “les parts peuvent être elles-mêmes détenues par des entités non luxembourgeoises, dont des résidents français”, prévient la Banque de France. On trouve ensuite les investisseurs allemands (8,3 %). Hors zone euro, les investisseurs des Etats-Unis apparaissent comme les plus friands d’actions françaises du CAC 40 (36,4 %) devant ceux de la Norvège (3,2 %) et du Royaume-Uni (2,9 %).

En outre, l'étude de la Banque de France nous apprend que 12 des 35 sociétés françaises du CAC 40 étaient détenues par des non-résidents à plus de 50 %, 15 entre 30 % et 50 % et 8 à moins de 30 %. “Parmi elles, 6 sociétés françaises ont fait l’objet d’un investissement direct, c’est-à-dire qu’elles étaient détenues à plus de 10 % du capital par au moins un investisseur étranger”, note l’étude.

Sur l’année 2022, les non-résidents ont été vendeurs nets à hauteur de 2,4 milliards d’euros d’actions françaises du CAC 40. Dans le détail, les ventes en 2022 se sont concentrées sur les sociétés dont les activités étaient en lien avec la finance et l’immobilier. Les investisseurs internationaux ont vendu pour 6,5 milliards d’euros dans ces secteurs. Ils ont également été vendeurs nets dans les sociétés du secteur des biens et services de consommation (– 2,6 milliards).

A l’inverse, des achats nets ont été enregistrés dans le secteur regroupant l’industrie et l’énergie (+ 6,2 milliards). Les titres des entreprises du secteur de la santé et des services aux collectivités ont également fait l’objet d’acquisitions nettes. Enfin, “ les ventes et les achats se sont quasiment compensés pour les entreprises du secteur des technologies et des télécommunications (– 0,3 milliard)”, explique l’étude.

Rappelons que les entreprises de santé et de services aux collectivités continuent d'être majoritairement détenues par les non-résidents. Au contraire, les biens et services de consommation sont les secteurs où la part des non-résidents est la plus faible. "De plus, les non-résidents se sont détournés du secteur regroupant la finance et l’immobilier, baissant leur détention d’actions de 2,1 points (de 41,5 % en 2021 à 39,4 % en 2022). Les autres secteurs ont enregistré une quasi-stabilité ou un repli limité", indique l’étude.

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