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Macro-économie / Taux / Banque centrale européenne / taux d'intérêt

Macro-économie / Taux
Banque centrale européenne / taux d'intérêt

La Banque centrale européenne ne dévie pas de sa ligne / Il est « prématuré » d’évoquer des baisses de taux d’intérêt

À l’occasion de sa conférence de presse, Christine Lagarde, présidente de la BCE, a rapporté qu’un consensus avait émergé au sein du Conseil des gouverneurs selon lequel il est trop tôt pour discuter d’éventuelles baisses de taux d’intérêt. Les décisions de l’institution de Francfort restent dépendantes des données, notamment celles afférentes à la progression des salaires nominaux.
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne - Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne - Kirill KUDRYAVTSEV / AFP

La Banque centrale européenne (BCE) demeure ferme sur les taux d’intérêt directeurs. Alors que le Conseil des gouverneurs a décidé de ne pas les modifier à l’issue de sa troisième réunion consécutive (le taux d’intérêt de la facilité de dépôt s’affiche toujours à 4 %), un consensus est apparu chez les banquiers centraux de la zone euro selon lequel il apparaît "prématuré" d’évoquer des baisses de taux d’intérêt. C’est ce qu’a rapporté Christine Lagarde, présidente de la BCE, à l’occasion de sa conférence de presse.

"Il y a un consensus sur le fait que nous devons continuer d’être dépendants des données plutôt que d’être focalisés sur des éléments de calendrier", a précisé la Française. Dans sa lutte contre une inflation encore au-dessus de sa cible (2,9 % par an en décembre 2023), l’institution de Francfort surveille, entre autres, l’évolution des salaires nominaux.

"Le taux élevé d’augmentation des salaires et la baisse de la productivité du travail maintiennent les pressions domestiques sur les prix à un niveau élevé", a soutenu la grande argentière, faisant toutefois valoir qu’elles avaient "également commencé à s’atténuer". Elle a ajouté que "la baisse des profits unitaires [avait] commencé à atténuer l’effet inflationniste de la hausse des coûts unitaires de main-d’œuvre".

Rappelons que la désinflation à laquelle s’attend la BCE, cette année, sera le produit d’une progression moins rapide des coûts salariaux unitaires (croissance des rémunérations ajustée de celle de la productivité) et d’une baisse des profits unitaires. Un tel scénario devrait être rendu possible par la diminution de la demande, elle-même le fruit du resserrement de la politique monétaire européenne. Après 5,4 % en 2023, l’institut d’émission européen anticipe que la hausse de l’indice des prix à la consommation harmonisé (HICP) atteindra 2,7 % en 2024, 2,1 % en 2025, puis 1,9 % en 2026.

Christine Lagarde "n’a pas semblé aussi préoccupée par la croissance des salaires qu’elle l’était auparavant, notant que des indicateurs tels que ceux de la Banque centrale d’Irlande ou d’Indeed (wage trackers) indiquaient une stabilisation, voire une légère amélioration, ainsi qu’une baisse des offres d’emploi", juge Frederik Ducrozet, directeur de la recherche macroéconomique de Pictet Wealth Management, qui estime que cela rend moins improbable une première baisse des taux d’intérêt dès la réunion du 11 avril du Conseil des gouverneurs.

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