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Macro-économie / Taux / Chine / France / importations

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Chine / France / importations

coronavirus Les étranges leçons du Covid pour les chaînes de valeurs hexagonales / Mieux aurait valu posséder de solides stocks que diversifier ses approvisionnements

CORONAVIRUS. Les entreprises françaises ont dû faire face, lors de la pandémie de Covid, à une baisse significative de leurs importations en provenance de Chine. Pour celles qui avaient recours à des intrants de l’Empire du Milieu, il est révélé par l’Insee qu’il y a eu une baisse de leurs importations de 23,1 %, soit 7,4 points de plus que les firmes n’y ayant pas recours.
Les président français et chinois en pleine discussion. Photo by LUDOVIC MARIN / AFP
Les président français et chinois en pleine discussion. Photo by LUDOVIC MARIN / AFP

Lorsque la pandémie arriva, les entreprises sans stocks se trouvèrent fort dépourvues. C’est le principal enseignement du dernier "Insee Analyses" en date. Une étude de l'institut statistique est revenue sur la façon dont les entreprises françaises ayant recours à des importations chinoises ont traversé la période du Covid. Les tentatives de ces dernières de se prémunir de cette période délicate n’ont pas toujours été couronnées de succès, puisqu’il est argué qu’un "approvisionnement diversifié géographiquement avant le choc ne réduit la perte d’activité que lorsqu’il existe des substituts aux intrants chinois standardisés ".

 

Exposition coûteuse

 

Il est par ailleurs indéniable que les entreprises touchées par la pénurie d’intrants chinois ont significativement bien plus souffert que les autres, il est ainsi observé qu’elles "réduisent leurs ventes en France et à l’étranger de 27,3 et 24,3 % en moyenne sur la période février - juin 2020, soit 5 points de pourcentage de plus que les entreprises non touchées qui vendent les mêmes produits dans les mêmes pays destinataires". Les firmes hexagonales ayant pris le soin de ne pas pouvoir compter uniquement sur la Chine n’ont d’ailleurs pas mieux tiré leur épingle du jeu et les auteurs ne se privent pas de rappeler que " les exportations des entreprises touchées et diversifiées et celles des entreprises qui se fournissent exclusivement en Chine suivent les mêmes trajectoires entre février et juin 2020".

Il s’avère que ce choix n’a pas payé pour nombre d’entre elles, puisqu’il est uniquement "efficace lorsque l’entreprise importe des produits qu’il lui est facilement possible de se procurer en dehors de Chine : les ventes ne baissent pas pour les entreprises touchées dont les intrants sont standardisés ". La rapidité avec laquelle le reste du monde économique s’est tourné vers de nouveaux fournisseurs est également soulignée.

 

Choix payant

 

Pourtant une partie des entités concernées a pu s’en sortir à meilleur compte que la majorité, il s’agit de celles qui avaient constitué des stocks. Le niveau de ces derniers est jugé comme déterminant dans la capacité à résister à la pandémie. Il y aurait d’une part "les entreprises touchées par le choc et qui présentent un haut niveau de stocks maintiennent leurs exportations comme les entreprises non touchées par le choc" et d’un autre côté "les exportations des entreprises les moins dotées en stocks [qui] baissent fortement en comparaison des entreprises non touchées, jusqu’à -22,0 % en avril 2020".

Autre stratégie relevée dans la publication, face à une baisse des intrants en provenance de Chine, il s’opère une priorisation des marchés, qui est allée jusqu’à les voir réduire de 12,9 % le nombre de marchés servis, soit parce qu’une partie des marchés ne nécessitait pas l’emploi des produits concernés ou bien par pure logique contractuelle qui les pousse à honorer ces obligations en priorité.

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