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taux; baisse; inflation

Macro-économie / Taux / FOMC / Fed / Jerome Powell / Réserve Fédérale

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FOMC / Fed / Jerome Powell / Réserve Fédérale

Le Comité de politique monétaire de la Fed procède à son renouvellement annuel / L'équilibre des forces au sein du FOMC est-il remis en cause ?

Après un an durant lesquels ils auront pu voter à chacune des huit réunions du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) des États-Unis, les présidents des Fed de Chicago, Philadelphie, Minneapolis et Dallas voient quatre de leurs homologues les remplacer pour l’année 2024. Un changement qui survient alors que le marché s’évertue à deviner à quelle date les autorités américaines entameront la baisse des taux d’intérêt.
Changement parmi les membres votants du Comité de politique monétaire de la  Réserve fédérale des États-Unis. Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Changement parmi les membres votants du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale des États-Unis. Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Douze petits mois et puis s’en va. Comme chaque année, quatre des douze présidents des Réserves fédérales régionales perdent leur droit de vote au Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed), et ce sont quatre de leurs pairs qui obtiennent ce pouvoir pour les huit réunions annuelles du FOMC.

À compter de la réunion de ce jour, ce sont Austan Goolsbee, Patrick Harker, Neel Kashkari et Lorie Logan (respectivement président de la Réserve fédérale de Chicago, Philadelphie, Minneapolis et Dallas) qui cèdent leurs places à leurs homogues Tom Barkin, Loretta Mester, Raphael Bostic et Mary Daly (quant à eux présidant aux destinées de la Fed de Richmond, Cleveland, Atlanta et San Francisco). L’analyste financier John Plassard, juge que "les commentaires récents des nouveaux votants sont plutôt du côté hawkish du spectre ", tout en soulignant que "nous ne nous attendons pas à ce que cette rotation ait un impact significatif sur la prise de décision de la Fed". Là où Justin Low, analyste chez ForexLive, juge quant à lui qu’il "semble que nous passions d’un équilibre d’un membre plus hawkish à un membre plus dovish. Mais à ce stade, comme nous l’avons dit, il s’agit avant tout d’évoluer vers une communication plus uniforme".

 

Inéluctable

 

Si John Plassard jugeait début janvier que "le seul membre dovish (dans les nouveaux votants) est Raphael Bostic [et que] ceci pourrait donc avoir une influence sur la rapidité de la baisse des taux d’intérêt ", l’importance de ce changement est donc à nuancer. Tout comme le souligne Alexandre Hezez, stratégiste du groupe Richelieu, qui a avancé que "quelle que soit la composition du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed, cette dernière devrait être la première Banque centrale à baisser ses taux. Il serait bien trop dommageable de casser la croissance potentielle américaine. " Il a ainsi confié à WanSquare que "même quelqu’un d’aussi hawkish que Christopher Waller (membre du FOMC, ndlr) sait qu’il va falloir baisser les taux cette année".

C’est d’ailleurs ce que celui-ci avait reconnu mi-janvier, lorsqu’il déclara que "quand le moment est venu pour commencer à baisser les taux, je crois qu’il peut et doit être abaissé méthodiquement et soigneusement". Tout en faisant preuve quelques minutes plus tard d’une immense prudence, rappelant qu’il " y a un an, alors qu’il semblait que l’inflation baissait rapidement, la mise à jour annuelle des facteurs saisonniers a effacé ces gains ", martelant qu’une "bonne politique est basée sur des données et non sur l’espoir."

Le rôle de ces quatre nouveaux membres sera également à observer à la lumière de leur communication. John Plassard avait notamment avancé en décembre qu’on "a de plus en plus l’impression que les membres du FOMC essaient de ‘corriger ‘ (le mot est fort) les erreurs de communication de Jerome Powell lors de la réunion de la Fed de la semaine passée". Une action d’autant plus importante que les marchés espèrent une fin rapide du resserrement monétaire. Oddo BHF argue ce lundi que le "marché pense qu’il y a 48 % de chance d’une baisse en mars (cette probabilité était montée jusqu’à 80 % à la fin 2023) " et ce alors même "qu’aucun membre du FOMC ne s’est dit partisan d’un geste aussi précoce", les deux nouveaux rapports sur l’inflation et sur l’emploi attendus d’ici le printemps pouvant néanmoins faire pencher la balance.

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