Macro-économie / Taux / Banque européenne d'investissement / BEI / France / Investissements
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Banque européenne d'investissement / BEI / France / Investissements
Ces financements européens de l’Hexagone très largement fléchés vers la transition énergétique / La BEI y a investi en 2023 près de 6,9 milliards d'euros sur cette thématique
"Les résultats du groupe BEI l’an dernier en France sont le reflet d’une forte dynamique avec une croissance importante des volumes". Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), voit son affirmation étayée par le rapport annuel de l’institution. Ce dernier avance que la France figure au " deuxième rang des pays bénéficiaires des financements du groupe BEI" avec un total de 12 milliards d’euros de financement dont près des deux tiers a été fléché en faveur du climat et de l’environnement et 36 % en direction de l’innovation.
360 degrés
Le vice-président de la BEI a rappelé cette semaine que les montants déployés avaient été destinés à une large diversité de projets et de secteurs. Il a ainsi été question tant de la participation de la BEI "à hauteur de 150 millions d’euros à la première émission d’obligations vertes de l’équipementier automobile Valeo", que de son investissement de "442 millions d’euros pour développer de nouveaux réseaux de chaleur et de froid d’Engie dans 16 sites en France " ou encore du " financement de la ligne 15 sud du métro Grand Paris express à hauteur d’un milliard d’euros ".
La filiale du groupe BEI qu’est le Fonds européen d’investissement (FEI) a lui accompli sa mission de soutien aux PME. Le rapport annuel fait état de 9,4 % de l’ensemble de ses financements qui ont été effectués en France, à travers notamment "24 opérations d’investissements dans des fonds de capital-risque ont représenté un apport de 674 millions d’euros ". Un montant qui a tant profité aux start-up spécialisées dans la Deeptech, qu’à celles mettant en œuvre des technologies propres.
En mettant bout à bout l’ensemble de ses actions, le groupe BEI parvient au chiffre d’un soutien en 2023 que ce soit "directement ou indirectement [de] plus de 52 000 PME en France contribuant ainsi au maintien de 450 000 emplois".
Problèmes européens
Alors que le nucléaire a animé les débats de la classe politique européenne ces derniers mois, Ambroise Fayolle n’a pas manqué d’être interrogé sur les financements de la BEI en la matière. Il a pu avancer des succès en termes de sécurité nucléaire, tout en affirmant qu’il s’agissait "à l’évidence d’une énergie décarbonatée, donc éligible au financement de la BEI". Le vice-président a reconnu "qu’il s’agissait d’investissements assez peu consensuels entre nos actionnaires ". Ce qui explique qu’il n’ait pour l’heure " pas vu passer de projets de ce type-là". Des avancées plus notables peuvent être attendues sur les questions liées à l’hydrogène. Il a été argué que la BEI "est en train de travailler sur un fonds, qui doit permettre d’être plus actifs sur l’hydrogène bas carbone".
Autre sujet en écho avec l’actualité : la problématique agricole, sur laquelle il a été réaffirmé qu’on "essaye de baisser le taux des prêts d’installations des jeunes agriculteurs ". Il est ainsi question de combiner une garantie hexagonale à celle européenne tout en ne demandant pas de collatéral. Le Vieux continent a également réinvesti les sujets liés à l’industrie de la défense depuis le début du conflit entre Kiev et Moscou, la BEI ne fait pas exception et avance financer pour près d’un milliard d’euros de projets à double usage civil et militaire.
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