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Macro-économie / Taux / Banque européenne d'investissement / émissions / co2

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Banque européenne d'investissement / émissions / co2

L’Europe espère tenir son calendrier sur les émissions de gaz à effet de serre / La BEI satisfaite de l’impact futur des projets qu’elle soutient

Des financements portant des fruits climatiques, c’est ce dont se targue la Banque européenne d’investissement (BEI) dans son rapport annuel sur la durabilité. Les différents projets soutenus par ses soins auraient permis d’atténuer l’émission de près 5,2 millions de tonnes d’équivalent CO2, soit peu ou prou l’empreinte carbone annuelle de quelque 520 000 ménages européens. Une dynamique appelée à s’intensifier dans les prochaines années.
Usines allemandes. Photo by SOEREN STACHE / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Usines allemandes. Photo by SOEREN STACHE / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Financement record et une réduction des émissions qui l’est tout autant. C’est ainsi que le rapport annuel sur la durabilité de la Banque européenne d’investissement (BEI) résume son année 2023. Un exercice durant lequel elle aura "engagé un montant record de 2,7 milliards d’euros de nouveaux financements en faveur de projets d’adaptation aux effets des changements climatiques, multipliant par plus de deux les chiffres de 2021 ". Elle rappelle également qu’il lui faut engager des montants conséquents afin de se conformer à son objectif de " consacrer 15 % du financement de la BEI dans le domaine de l’action pour le climat à des projets d’adaptation d’ici à 2025 ".

 

Longue date

 

Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI chargé de l’action pour le climat et de l’environnement, estime que cela témoigne du fait que la "BEI a renforcé son positionnement en tant que ‘banque européenne du climat’". Elle ne serait plus uniquement dans le soutien "de ses clients sur leur trajectoire écologique : comme l’indique sa propre empreinte carbone, elle travaille également d’arrache-pied pour réduire ses propres émissions."

Cette vision est étayée par des chiffres, fournis pour la première fois, concernant les émissions générées par le portefeuille d’opérations en cours bénéficiant d’un financement direct de la BEI. Ce chiffrage "évalue les émissions générées par des investissements d’une valeur de 380 milliards d’euros, correspondant à 8 000 contrats de financement, qui représentent environ 80 % des actifs de la BEI actuellement détenus sous forme de prêts " et évoque qu’ils ont été à l’origine de près de 45 millions de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone en 2023. Ces émissions proviennent en partie de projets liés à des combustibles fossiles qui ont été signés avant que l’institution ne cesse, en 2019, de financer des projets énergétiques qui recourent aux combustibles fossiles sans dispositif d’atténuation. Depuis 2021, toutes ses nouvelles opérations sont alignées sur l’accord de Paris pour le climat, a-t-elle indiqué.


Poursuite

 

Ce n’est ainsi pas une surprise de constater que sur les cinq dernières années les émissions annuelles de gaz à effet de serre du groupe BEI ont chuté de 18,4 %. Au cours des trois dernières années, on remarque ainsi que la finance verte est à hauteur de plus de 50 % du total des financements signés par l’institution. Son vice-président estime que depuis quelques années le financement climatique "est devenu un élément clé des activités de financement du Groupe BEI ", ce qui explique cette transformation profonde de son action.

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