Macro-économie / Taux / Banque européenne d'investissement / BEI / Financement / climat
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Banque européenne d'investissement / BEI / Financement / climat
Le financement de la transition climatique fait son bonhomme de chemin / Les banques multilatérales de développement consentent à des efforts sans précédent
Tout vient à point à qui sait attendre. Il faut croire que la transition climatique pourra bientôt faire sienne cette devise. Si les banques multilatérales de développement (MDB), qui sont pour rappel des institutions supranationales dont les États sont actionnaires et qui vont soutenir les stratégies de ces derniers, occupent toujours une place prépondérante dans son financement, désormais les acteurs privés rivalisent de plus en plus.
Acteur clé du phénomène sur le Vieux continent, la Banque européenne d’investissement (BEI) a fourni cette année "des volumes records de 42,1 milliards de dollars de financement climatique dans les économies à revenu élevé et de 4 milliards de dollars pour les économies à revenu faible et intermédiaire par l’intermédiaire de sa branche de développement spécialisée BEI Global ". L’institution contribue également à stimuler le financement privé avec près 53 milliards de dollars l’an passé.
Persévérer
Le vice-président de l’institution appelle pour autant à ne pas relâcher ses efforts et estime que pour lui et ses équipes il faut "continuer à travailler dur si nous devons maintenir à portée de main l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5ºC". Le Français considère qu’avant "la COP29, l’annonce d’aujourd’hui de 125 milliards de dollars de financement climatique envoie le message fort que le système MDB est en train de livrer et que la communauté mondiale peut compter sur les MDB, y compris la BEI, pour accélérer l’action climatique mondiale."
Différence
L’ensemble de ces fonds ne sont ni alloués au même ni dans des proportions similaires à chaque fin. Pour l’année 2023 ce sont près de "74,7 milliards de dollars de financement climatique de la MDB [qui] étaient pour les économies à revenu faible et moyen" contre 50,3 milliards de dollars alloués aux économies à revenu élevé.
Pour les deux premiers types d’États ce sont 67 % des fonds, soit 50 milliards de dollars, qui ont été alloués à l’atténuation du changement climatique pour 24,7 milliards de dollars et 33 % du total à des fins d’adaptation au changement climatique. A contrario pour le dernier type d’économie, les sommes ont été dédiées à hauteur de 47,3 milliards de dollars, soit 94 %, au premier buteur et uniquement 3 milliards de dollars ou 6 % dans le second objectif. À noter un poids du financement privé qui est ici de 72,7 milliards de dollars, ce qui très largement supérieur aux 28,5 milliards perçus de cette façon par les économies à revenu faible et moyen.
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