WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Publications, Résultats / Apple / Meta / Amazon / Résultats trimestriels / Big Tech / Wall Street

Publications, Résultats
Apple / Meta / Amazon / Résultats trimestriels / Big Tech / Wall Street

Wall Street 100 % branché sur les résultats des géants de la Tech / Meta, Amazon et Apple ont rendu leur copie... et certains brillent plus que d'autres

Les trois géants américains ont publié leurs résultats trimestriels ce jeudi, après la clôture de la Bourse de New York. Alors que Meta a enchanté les investisseurs et qu’Amazon a aussi tiré son épingle du jeu, difficile d’en dire autant d’Apple. Son moindre volume d’affaires en Chine a pris le pas sur des ventes d’iPhone et de services qui n'ont pourtant pas à rougir de leur état.
Mark Zuckerberg (Photo by JOSH EDELSON / AFP)
Mark Zuckerberg (Photo by JOSH EDELSON / AFP)

Le bal des publications trimestrielles des géants américains de la Tech se poursuit. Et le programme de ce jeudi soir, après la clôture de la Bourse new yorkaise, s’annonçait chargé : Meta, Amazon et Apple ont rendu leur copie. Des résultats aux tonalités différentes, puisque malgré ce vernis technologique qui les réunit, les trois mastodontes étaient soumis à des attentes différentes. Ce qui s’est d’ailleurs reflété dans les réactions de Wall Street lors des échanges électroniques d’après-Bourse : + 12 % pour la firme de Mark Zuckerberg, + 7 % pour celle fondée par Jeff Bezos et -3 % pour celle dirigée par Tim Cook.

S’agissant de Meta, tout d’abord : si son patron, auditionné par les sénateurs américains ce mercredi, sait que d'importants efforts restent à fournir afin de protéger les mineurs utilisant ses plateformes, les résultats financiers du groupe auront au moins fait carton plein. Mark Zuckerberg l’avait en effet annoncé il y a maintenant un an : 2023 serait "l’année de l’efficacité". Fini, de (trop) se concentrer sur un metaverse qui porterait ses fruits à plus long terme. Certes, le projet a encore provoqué 4,6 milliards de dollars de perte au dernier trimestre de 2023. Mais c’est moins que les trimestres précédents, et son chiffre d’affaires a été multiplié par deux, à 1 milliard de dollars.

Surtout, la publicité - dont le groupe tire la plupart de ses revenus - a bénéficié des investissements réalisés dans l’intelligence artificielle (IA). Ce qui a permis à Meta de mieux cibler les contenus publicitaires pour les utilisateurs de ses plateformes (entre autres Facebook ou Instagram). Mais aussi d’atténuer les effets des règles de confidentialité imposées par Apple, ce qui l’avait fortement pénalisé l’année passée.

 

Premier versement de dividende

 

Cette fois, en 2023, à l’aide également d’un tour de vis budgétaire, tous les voyants sont au vert. Le bénéfice net a atteint 39 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2023 et le chiffre d’affaires, 135 milliards de dollars. Soit des progressions respectives de 69 % et de 16 %. Encore mieux : rien que sur les trois derniers mois de 2023, les ventes de Meta ont progressé de 25 % et les bénéfices nets ont été triplés.

Résultat : ses actionnaires en seront gratifiés. Pour la première fois, Meta a annoncé le versement d’un dividende, de 50 centimes de dollar par action, ainsi qu’un programme supplémentaire de rachat d’actions de 50 milliards de dollars. "Le retour des liquidités aux actionnaires est une mesure audacieuse et bien accueillie. La quantité de liquidités gratuites injectées dans l’entreprise signifie qu’elle est tout à fait en mesure de se le permettre, et cela permet de récompenser les investisseurs pour leur patience pendant que Meta élabore la prochaine génération de croissance et tout ce qu’implique le metaverse", estime ainsi Sophie Lund-Yates, analyste chez Hargreaves Lansdown.

L’heure est aussi aux réjouissances chez Amazon. Le géant de la vente en ligne a dépassé les attentes des analystes avec un chiffre d’affaires trimestriel de 170 milliards de dollars. Sur l’année, ses facturations ont atteint 574,8 milliards de dollars, en hausse de 12 % sur un an. Surtout, alors qu’Amazon avait déçu l’année passée avec une perte nette annuelle de 2,7 milliards de dollars, ses profits ont explosé en 2023. Ils frôlent les 30,5 milliards de dollars.

 

Les consommateurs ont encore de la force

 

Ce grâce, entre autres, à "une période record pour les achats de fêtes de fin d’année", s’est félicité le directeur général de la firme, Andy Jassy, à l’occasion de la publication. De fait, entre baisses de prix, réduction des délais de livraison et de leurs coûts, la progression du volume d’affaires et la rentabilité sont au programme pour ses activités d’e-commerce. "Cette période record montre qu’il y a encore beaucoup de force de consommation dans les économies, et Amazon espère capitaliser sur cela grâce à de nouveaux outils d’assistant d’achat IA", remarque de fait l’analyste Sophie Lund-Yates.

La publicité en ligne tire elle aussi son épingle du jeu, puisque d’octobre à décembre, les services liés à celle-ci ont progressé de 27 %, à 14,7 milliards de dollars. Petit bémol en revanche du côté de la branche cloud d’Amazon, AWS. Au quatrième trimestre de 2023 elle a, certes, progressé de 13 % sur un an, à 24,2 milliards de dollars. Mais elle s’améliorait plus rapidement l’année passée (à hauteur de 17 %). Et, surtout, la croissance est plus robuste chez ses rivaux. Microsoft a vu les revenus de sa division de cloud progresser de 20 % sur un an au titre du quatrième trimestre de 2023, à 25,9 milliards de dollars. De même chez Google : si les revenus de sa division de cloud n’ont atteint "que" 9,2 milliards de dollars au quatrième trimestre, ils ont tout de même témoigné d’une progression de 25 %.

Il semblerait toutefois que les opérateurs de marché n’aient pas décidé d’en tenir rigueur à Amazon, au regard de la robustesse du reste de ses résultats. Difficile d’en dire autant du côté d’Apple. Le géant à la pomme a pourtant présenté un bénéfice net de 33,9 milliards de dollars sur le trimestre écoulé (contre 30 milliards de dollars il y a un an) et un chiffre d’affaires supérieur aux attentes des analystes. D’octobre à décembre 2023, il a facturé 119,6 milliards de dollars, quand le consensus tablait sur 117,9 milliards de dollars de ventes. La hausse de ses revenus (plutôt timide, de 2 %) a notamment été portée par la nouvelle gamme d’iPhone 15. En tout et pour tout, le chiffre d’affaires lié à son moteur historique de croissance a augmenté de 6 %, à 69,7 milliards de dollars.

 

Un talon d’Achille chinois

 

Point faible ? La Chine. Un marché particulièrement scruté par les analystes. Les ventes y ont reculé de 13 % sur un an au titre du trimestre écoulé, à 20,8 milliards de dollars. Le consensus sondé par Bloomberg s’attendait à 23,5 milliards de recettes chinoises.

"Bien que les prévisions des analystes aient été dépassées, une croissance des revenus de 2 % n’est pas assez juteuse. Toutefois, il faut reconnaître que cette croissance de 2 % met fin à une série de quatre trimestres consécutifs de baisse du chiffre d’affaires annuel, et que le chiffre d’affaires des services, qui est très important, a atteint un niveau record", pointe en revanche Sophie Lund-Yates. Ce dernier a en effet dépassé les 23 milliards de dollars.

Certes, le marché anticipait légèrement plus, à 23,4 milliards de dollars. Mais cela reste néanmoins la preuve que la stratégie de diversification d’Apple fait ses preuves. Et l’analyste de Hargreaves Lansdown de conclure : "Pour ce qui est de l’avenir, le casque Apple Vision Pro, récemment lancé, a beaucoup à offrir pour convaincre les investisseurs qu’Apple est capable de s’engager de manière significative dans la révolution de l’IA".

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article