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Publications, Résultats / Apple / Alphabet / Google / Wall Street / Publication des résultats / résultats annuels / Big Tech / GAFAM

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Apple / Alphabet / Google / Wall Street / Publication des résultats / résultats annuels / Big Tech / GAFAM

Apple et Alphabet n’ont pas été épargnés par 2022 / Entre surprise et recul attendu, les marchés se concentrent sur les prévisions

Apple et Alphabet ont accusé un repli dans les échanges d’après Bourse, à Wall Street, hier soir. En cause : des publications décevantes et plus particulièrement pour Apple. Qu’en sera-t-il en 2023 ? Les opérateurs mettent le cap sur les anticipations pour le prochain exercice et n'épargnent aucune des Big Tech, Amazon ayant, par ailleurs, aussi été sanctionné pour cause de prévisions trop prudentes.
Google et Apple (©DAN KOECK/NYT-REDUX-REA)
Google et Apple (©DAN KOECK/NYT-REDUX-REA)

Au jeu des publications des Big Tech, Meta était annoncé perdant. La firme de Mark Zuckerberg a finalement progressé à Wall Street, après avoir rendu sa copie mercredi soir. Et ce sont Apple et Alphabet qui ont déçu les investisseurs : -3,2 % pour la firme à la pomme et -4,5 % pour la maison mère de Google, dans les échanges d’après Bourse jeudi soir.

Pour les opérateurs, la surprise se situe plutôt du côté d’Apple. Puisque contrairement à ses collègues Gafam, l’entreprise dirigée par Tim Cook n’avait pas annoncé de vague de licenciements en amont de la publication. Et c’est la première fois, depuis 2019, que le chiffre d’affaires et le résultat net du groupe s’affichent en recul. A 117,2 milliards de dollars, les revenus d’Apple se sont contractés de 5 % sur un an, tandis que ses profits reculent de 13 %, à 30 milliards de dollars au titre du premier trimestre (arrêté à fin décembre 2022) de son exercice décalé 2022-2023.

Un trio perturbateur est venu rogner les bénéfices d’Apple. En son sein, les effets de change, la fin de la politique zéro-Covid en Chine et la baisse du pouvoir d’achat de ses clients. Apple est une puissance exportatrice et l’appréciation du dollar a donc, de fait, réduit relativement ses profits une fois la conversion des changes effectuée. Du côté de l’Empire du Milieu, la levée des restrictions sanitaires et le pic épidémique qui s’en est suivi a bouleversé les chaînes de production, ralentissant ainsi la fabrication des produits à plus fortes marges (comme l’iPhone 14 Pro). Dernière coupable, l’inflation, qui est venue s’attaquer au pouvoir d’achat des fidèles d’Apple (entre autres), qui ont donc répondu moins présents aux derniers lancements de produits. Résultat : les ventes de Mac, d’iPhone et d’iPad, principal moteur de la croissance de la firme de Cupertino, ont reculé de 8 % sur le dernier trimestre de 2022.

 

Une deuxième fois historique

 

Constat similaire du côté d’Alphabet, même si le scénario diffère. L’annonce d’une réduction de 6 % de ses effectifs (soit 12 000 postes), il y a une dizaine de jours, avait prédit une publication décevante. Anticipation vérifiée puisque les ventes de la maison mère de Google ont presque stagné au dernier trimestre de 2022 (+ 1 %, à 76 milliards de dollars). Ses profits atterrissent quant à eux à 13,6 milliards de dollars, à comparer à des bénéfices de 20,6 milliards de dollars au quatrième trimestre 2021.

En cause, cette fois, les recettes publicitaires du groupe qui ont reculé pour la deuxième fois de son histoire, de 3,6 % chez Google et de 7,8 % chez Youtube. Au regard des nouvelles règles de confidentialité d’Apple qui ont, d’une part, mis à mal la collecte de données privées des utilisateurs de Youtube et du contexte macroéconomique qui a, d’autre part, ralenti plus généralement le marché de la publicité numérique. Bon point pour la division de vente de services informatiques aux entreprises d’Alphabet : l’activité Cloud est ressortie en amélioration de 32 % sur un an grâce à 7,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Si la publication d’Apple a provoqué davantage d’étonnement que celle d’Alphabet, les résultats des géants du numérique étaient toutefois globalement attendus en baisse. L’indice technologique de la Bourse de New-York, le Nasdaq, a accusé un repli de 33 % sur l’ensemble de l’année 2022, le contexte macroéconomique n’étant que très peu favorable aux valeurs techs.

 

Même sanction pour Amazon

 

L’attention des marchés est donc plutôt portée sur les prévisions pour l’année à venir que sur le bilan de l’année passée. N’en témoigne, par ailleurs, la chute de 6 % du titre Amazon dans les échanges d’après Bourse jeudi soir. Le chiffre d’affaires, de 149,2 milliards de dollars, de la firme de Jeff Bezos est pourtant ressorti supérieur aux attentes des analystes. Mais le géant du commerce en ligne a fait état de perspectives trop prudentes au goût de ses investisseurs, avec des facturations anticipées entre 121 et 126 milliards de dollars contre les 125 milliards de dollars sur lesquels tablait le consensus Factset.

Chez Apple, la prudence est aussi de mise : une baisse du chiffre d’affaires est anticipée pour le prochain trimestre par le directeur financier du groupe, Luca Maestri. Chez Alphabet, l’accent sera, quant à lui, mis sur les investissements dans l’intelligence artificielle.

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