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Publications, Résultats / Microsoft / Alphabet / Publication des résultats / Intelligence artificielle / cloud / Sept Magnifiques

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Microsoft / Alphabet / Publication des résultats / Intelligence artificielle / cloud / Sept Magnifiques

Couronnés d’IA et de cloud, Microsoft et Alphabet raflent la mise / Et démontrent que leurs investissements riment avec bénéfices

Microsoft et Alphabet rectifient le tir en entraînant l’enthousiasme des marchés après leurs publications trimestrielles, alors que celle de Meta avait suscité des inquiétudes. Il faut dire que les investissements dans l’intelligence artificielle profitent significativement à leurs divisions respectives de cloud. De quoi afficher une pleine confiance pour la suite.
Satya Nadella, CEO de Microsoft et Sundar Pichai, CEO d'Alphabet (Fabrice COFFRINI / AFP & JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Satya Nadella, CEO de Microsoft et Sundar Pichai, CEO d'Alphabet (Fabrice COFFRINI / AFP & JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Rien ne semble servir d’entamer une stratégie "agressive" d’investissements dans l’intelligence artificielle… il vaut mieux prouver que la technologie a un impact certain sur les résultats et afficher sa confiance pour la suite. Alors que Meta a inquiété la Bourse après une publication trimestrielle solide, du fait d’une révision à la hausse de ses dépenses et de perspectives de croissance légèrement inférieures aux attentes, Microsoft et Alphabet brillent de leur côté après avoir rendu leur copie.

De fait, chez Microsoft, les investissements précoces réalisés dans l’IA (notamment au travers de son partenariat OpenAI) se font bel et bien sentir sur ses résultats. Chez Alphabet, si la maison mère de Google avait pu susciter quelques craintes à ce sujet par le passé, le virage a résolument été pris. Et les retombées financières sont là. Le groupe affiche ses certitudes, puisqu’il va même distribuer le premier dividende de son histoire, de 0,2 dollar par action, à ses actionnaires sur une base trimestrielle et réaliser un rachat d’actions de 70 milliards de dollars.

Résultat : le titre Alphabet s’envolait de plus de 10 % dans les échanges électroniques après la clôture de Wall Street et suit la même dynamique depuis l'ouverture de la séance, tandis que Microsoft s’affichait lui aussi dans le vert et reste toujours en hausse de plus de 2 %. Il faut dire que la division Azure de la firme de Redmond, sorte de thermomètre de la puissance de Microsoft dans l’IA, a une fois de plus fait la démonstration de sa vigueur. Il s’agit de son activité de services informatiques dématérialisés offerts aux entreprises, auxquels sont intégrées les fonctions d’IA générative que Microsoft tire de son partenariat avec OpenAI. Au titre du trimestre clos fin mars 2024, Azure a réalisé une croissance de 31 % de son chiffre d’affaires. Une progression dépassant les attentes de l’entreprise. Les services d’IA ont contribué à cette croissance à hauteur de 7 points, a précisé la directrice financière du groupe, Amy Hood, à l’occasion d’un appel avec les analystes.

 

Des contrats et toujours plus de contrats

 

Le patron de la firme fondée par Bill Gates, Satya Nadella, a quant à lui assuré que plus de 65 % des entreprises du classement Fortune 500 utilisaient aujourd’hui les services Azure OpenAI. "Le nombre de contrats Azure d’une valeur supérieure à 100 millions de dollars a augmenté de plus de 80 % d’une année sur l’autre, tandis que le nombre de contrats d’une valeur supérieure à 10 millions de dollars a plus que doublé", a-t-il poursuivi. De quoi faire grimper les revenus "Intelligent cloud" du groupe de 21 %, à 26,7 milliards de dollars. Au total, de janvier à mars 2024, le chiffre d’affaires de Microsoft s’est apprécié de 17 %, à près de 62 milliards de dollars, tandis que son bénéfice net a bondi de 20 %, à 21,9 milliards de dollars.

Carton plein donc, pour Microsoft. Et Alphabet n’est pas en reste. Tout d’abord, ses revenus liés à la publicité en ligne ont nettement progressé en passant de 54,5 milliards de dollars à fin mars 2023 à 61,6 milliards de dollars un an plus tard. Comme chez Microsoft, la division Google Cloud s’affiche en pleine croissance : 9,57 milliards de dollars de chiffre d’affaires y ont été enregistrés, soit une hausse de plus de 28,5 % sur un an. Quant au bénéfice opérationnel, il a bondi. Google Cloud en a dégagé un de 900 millions de dollars, contre 191 millions de dollars un an plus tôt.

Les investissements dans l’IA portent leurs fruits et cela à tous les niveaux. Au total, la firme dirigée par Sundar Pichai a généré 80,5 milliards de dollars de revenus de janvier à mars 2024 (contre 69,7 milliards de dollars sur la même période en 2023) et a fait progresser son bénéfice opérationnel, passant sur un an de 17,4 milliards de dollars à 25,4 milliards de dollars. "Notre leadership en matière de recherche et d’infrastructure dans le domaine de l’IA, ainsi que notre empreinte mondiale en matière de produits, nous placent en bonne position pour la prochaine vague d’innovation dans le domaine de l’IA", a assuré Sundar Pichai.

 

Des signaux révélateurs

 

Comme en témoigne la décision d’Alphabet de commencer à offrir un retour à ses actionnaires (Meta l’avait aussi fait il y a quelques mois), la confiance est de mise pour la suite. Même son de cloche chez Microsoft, qui envisage que la croissance du chiffre d'affaires d’Azure s’inscrive dans une fourchette allant de 30 % à 31 % lors du prochain trimestre, alors que le consensus cité par Bloomberg tablait sur une hausse de 29 %. Les revenus "Intelligent cloud" continueront à être tirés par Azure, a souligné la directrice financière. "Afin de répondre au signal de demande croissante pour nos produits cloud et d’IA, nous prévoyons que les dépenses d’investissement de l’exercice 2025 seront plus élevées que celles de l’exercice 2024", a également prévenu Amy Hood.

Cette annonce n’a pas eu le même écho que pour Meta. La confiance dans l’avenir et l’avance prise en matière d’IA semblent donc apparaître comme les points qui seront les plus surveillés par les investisseurs pour cette saison de publications des résultats des grandes firmes technologiques américaines. Réunies sous la bannière des "Sept Magnifiques", elles ont régné sur Wall Street en 2023. Microsoft, Alphabet, Nvidia, Meta, Apple, Tesla et Amazon, sont donc sous le feu des projecteurs en ce début d’année, tandis qu’une petite musique à leur sujet prend de l’ampleur.

Car certaines d’entre elles commencent à briller moins que d’autres en Bourse, alors que la première vague d’investissement dans l’IA avait profité à ces géants américains presque sans discernement. Ce faisant, le cercle des "Sept Magnifiques" pourrait donc peut-être se restreindre à l’avenir. Nul doute que les publications des autres membres du groupe donneront quelques indications à ce sujet. Les suivants à se prêter à l’exercice seront Amazon et Apple, qui révéleront leurs comptes la semaine prochaine.

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