Macro-économie / Taux / Libre-échange / accords / europe / agroalimentaire
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Libre-échange / accords / europe / agroalimentaire
Le secteur agroalimentaire européen loin d’être perdant dans les accords de libre-échange / Ses avantages concurrentiels lui profiteraient pleinement
"Les accords de libre-échange offrent de nouvelles possibilités et permettent à notre secteur agroalimentaire de répondre à la demande internationale croissante de denrées alimentaires et de boissons de l’UE". Voici comment Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’agriculture, tire ses conclusions de l’étude menée par la Commission européenne. Un constat qui valorise donc davantage "la valeur des exportations agroalimentaires de l’UE en 2032 [qui] serait supérieure de 3,1 à 4,4 milliards d’euros par rapport à celle qui serait enregistrée sans ces dix accords commerciaux" plutôt que "la valeur des importations de l’UE en 2032 [qui] devrait se situer entre 3,1 et 4,1 milliards d’euros de plus qu’en l’absence de ces accords".
La conclusion de l’étude est qu’il y aurait une "augmentation équilibrée des exportations et des importations, ce qui améliorerait légèrement la balance commerciale globale de l’UE". Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif chargé du commerce, estime que "les agriculteurs auront un meilleur accès à de nouveaux marchés, les consommateurs européens bénéficieront d’une plus grande sécurité alimentaire et les clients étrangers pourront profiter de grands vins, d’excellents fromages et d’autres délicieux produits européens ".
Gagnants et perdants
Tout le monde n’en sortira pas gagnant pour autant, certains secteurs le seront bel et bien et auront de nouvelles possibilités commerciales. Notamment les produits laitiers (+ 780 millions d’euros), le vin et d’autres boissons (+ 654 millions d’euros) et les produits agroalimentaires transformés (+ 1,3 milliard d’euros). Ces produits auront en effet accès à de nouveaux marchés et pourront tirer partir " de l’avantage concurrentiel dont jouissent les produits agroalimentaires de l’UE grâce à leur qualité et à leurs normes strictes en matière de sécurité et de durabilité, qui renforcent leur réputation dans le monde entier".
A contrario, il est aussi avancé que "certains secteurs sensibles, en particulier ceux de la viande bovine, de la viande ovine, de la volaille, du riz et du sucre, devraient faire face à une concurrence accrue de la part des dix partenaires mentionnés dans l’étude". Il faudra donc veiller à protéger "systématiquement les secteurs sensibles au moyen de contingents tarifaires soigneusement calibrés ". Ils doivent permettre de protéger les secteurs mentionnés plus tôt.
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