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Entreprises / Actions / Actionnariat salarié / sbf 120 / partage de la valeur / PME / ETI / partenaires sociaux / Stellantis / Technip Energies

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Actionnariat salarié / sbf 120 / partage de la valeur / PME / ETI / partenaires sociaux / Stellantis / Technip Energies

L’engouement pour l’actionnariat salarié dépasse le cadre des entreprises cotées / La démocratisation de l’épargne salariale au sein des PME et ETI est en marche

Alors que les entreprises de 11 à 49 salariés les plus robustes financièrement n’auront l’obligation de mettre en place un dispositif d’épargne salariale qu’à partir du 1er janvier 2025, le cabinet de conseil et de gestion Eres, spécialiste du SBF 120, constate déjà un certain engouement à la loi sur le partage de la valeur promulguée l’année dernière. Ainsi, elle a accompagné en 2023 pas moins de huit entreprises non cotées dans l’ouverture de leur capital à leurs salariés, et ce pour la première fois de leur histoire.
Billets de banque (©Photo by Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Billets de banque (©Photo by Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Une baisse à relativiser. Selon les premiers résultats de la nouvelle édition du panorama de l’actionnariat salarié dévoilé par la société de conseil et de gestion Eres, il semblerait que le nombre d’opérations collectives soit, en 2023, en légère diminution par rapport aux deux dernières années.

Pour mémoire, si l’année 2021 avait marqué un record depuis dix ans, avec 41 opérations en raison d’un rattrapage post-crise sanitaire, la tendance s’était bien maintenue en 2022, 40 opérations collectives ayant été menées par 36 entreprises du SBF 120, sous forme d’augmentations de capital réservées aux salariés ou de cession d’actions existantes.

Pour 2023, Eres en dénombrerait, pour l’instant 38, réalisées par 34 entreprises de l’indice. Un chiffre qui reste néanmoins encore bien au-dessus de la moyenne de 32 opérations calculées par la société de gestion depuis 2013. "Avec près d’un tiers des entreprises de l’indice ayant proposé une opération collective en 2023, l’engouement des grands groupes cotés pour l’actionnariat salarié se confirme. Ces dernières proposent en moyenne un plan collectif tous les deux ans à tous leurs employés. Une vingtaine d’entre elles va même plus loin et ouvre régulièrement leur capital à leurs salariés", commente Mirela Stoeva, directrice de l’offre et des études chez Eres.

Et parmi ces 38, deux entreprises ont lancé en 2023 leur tout premier plan collectif. Il s’agit de Stellantis et de Technip Energies. "Le secteur Automobiles et Equipementiers est sous-représenté en actionnariat salarié. Voir des entreprises comme Stellantis lancer un plan est donc très encourageant", explique-t-on à WanSquare chez Eres.

Mais la grande nouveauté du cru 2023 sera sans nul doute pour Eres l’accompagnement de huit entreprises non cotées dans l’ouverture, pour la toute première fois, de leur capital à leurs salariés via un outil très souple et à la fiscalité avantageuse, un fonds commun de placements d’entreprise (FCPE).

Signe pour la société de conseil et de gestion que la loi sur le "Partage de la valeur", dont les négociations entre les partenaires sociaux et le gouvernement ont marqué l’année 2023 et qui imposera, à compter du 1er janvier 2025, aux entreprises de 11 à 49 salariés, et dont le bénéfice net représente au moins 1 % du chiffre d’affaires pendant trois années consécutives, de mettre en place au moins un dispositif d’épargne salariale (participation, intéressement, prime de partage de la valeur, plan d’épargne entreprise, etc) commence à produire ses effets. " Nous constatons une réelle démocratisation des opérations d’actionnariat salarié au sein des PME et des ETI ", se félicite Roxane Drouet, consultante actionnariat salarié chez Eres.

La société de conseil et de gestion fait d’ailleurs remarquer le cas du groupe familial Riou Glass. "Il a proposé pour la première fois à ses salariés une opération collective avec une décote sur le prix des actions et de l’abondement. Plus de la moitié des collaborateurs (54 %) a participé au projet avec un investissement personnel. Cette opération, qui n’a rien à envier aux plans des grands groupes du SBF 120, traduit la volonté de la direction de renforcer le sentiment d’appartenance au groupe et d’impliquer l’ensemble des salariés dans l’aventure entrepreneuriale", poursuit-elle.

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