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Les Français de plus en plus friands de cryptoactifs / Plus d’un français sur dix en détient désormais
Un seul pays européen continue à voir son nombre de détenteurs actifs de cryptoactifs croître et il s’agit de l’Hexagone. Un signe incontestable que la France continue à réduire son retard dans le Web en 2023. Les Néerlandais ou les Britanniques étant plus nombreux à en posséder avec respectivement 17 et 16 % de leur population. Les Allemands sont cependant déjà rattrapés avec le même taux de détention que le nôtre.
Une dynamique française qui semble pouvoir durer au vu des autres indicateurs dévoilés par l’Association pour le développement des actifs numériques (Adan). Cette dernière rapporte que c’est "un peu moins d’un quart des Français n’en possédant pas [qui] envisageraient d’en acquérir à l’avenir, ce qui constitue un vivier d’adoption important pour les prochaines années". Elle qualifie l’année passée comme celle d’une "recrudescence de l’adoption des crypto-actifs, avec une part significative de détenteurs dits ‘actifs’, continuant d’investir régulièrement".
Démocratiser
Ces derniers sont certes les plus favorables au développement des paiements en cryptoactifs, avec près de 82 % d’entre eux, pour autant c’est également 26 % de l’ensemble de la population qui est de cet avis. Nos compatriotes sont encore très nombreux à se poser la question d’en posséder, puisque c’est également près de 22 % de ceux qui n’en possèdent pas qui envisagent d’en acquérir. Un chiffre qui diminue cependant de 18 % par rapport à début 2023.
Le choix de se tourner vers les cryptoactifs est majoritairement vu comme une façon de diversifier leur allocation d’actifs, parmi ceux en détenant on remarque qu’ils sont une majorité (54 %) à investir "moins de 10 % de leur épargne en crypto-actifs, ces derniers étant un complément à leurs investissements financiers classiques (dans des actions)". Un réel intérêt existe pour un accès plus simple à ces produits, avec "23 % des détenteurs de crypto-actifs [qui] privilégieraient d’en acquérir auprès de leurs intermédiaires bancaires traditionnels si ce canal d’acquisition existait".
Une proportion susceptible d’augmenter au vu de l’appétit des jeunes pour l’adoption des crypto-actifs, l’Adan allant même jusqu’à parler d’une "surreprésentation des jeunes [qui] continue de se renforcer parmi les Français ayant déjà détenu des crypto-actifs, 57 % d’entre eux ayant désormais moins de 35 ans, contre 50 % début 2023". Rien que la tranche d’âge 18-24 ans a vu dans le même temps "sa représentation doubler, passant de 12 % à 24 % de détenteurs en 2024 ".
Point noir
Une dynamique dont les entreprises françaises du Web3 peuvent espérer profiter, l’Adan rappelant qu’il s’agit en grande majorité de "jeunes TPE, en croissance forte (69 %) et dont les services sont très diversifiés (tokenisation, conservation, NFT, Finance Décentralisée, paiement, etc.)". Elles sont d’ailleurs très largement optimistes, avec "85,7 % des répondants [qui] prévoient un redémarrage de l’embauche en 2024 " et 73 % d’entre eux qui espèrent lever des fonds à l’avenir.
Pourtant un écueil demeure avec la difficulté pour les entreprises hexagonales du secteur à trouver un partenaire bancaire prêt à les accompagner dans leur projet Web 3. Elles sont certes 25 % de moins qu’en 2022 à rencontrer cette problématique, ils n’en restent pas moins que 56,3 % y font encore face. Faustine Fleuret, présidente de l’Adan, n’a pas manqué de rappeler "l’importance de soutenir le développement de nos startups et plus globalement le secteur du Web 3, d’en faire des champions internationaux, dont le potentiel de croissance et de rayonnement sont déjà notables et soutiendront la compétitivité d’une économie en pleine transition numérique.”
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