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Banque de France / croissance / France / PIB
La Banque de France prévoit une légère accélération de la croissance au premier trimestre / Elle serait tirée par les services marchands
La croissance française se serait raffermie cet hiver. D’après la Banque de France, le Produit intérieur brut (PIB) devrait avoir augmenté de 0,2 % entre janvier et mars (par rapport au trimestre précédent), quand sa progression s’affichait à 0,1 % lors des trois derniers mois de l’année 2023. Une prévision qui s’appuie, entre autres, sur les échanges de l’institut d’émission avec les chefs d’entreprise organisés entre le 27 mars et le 4 avril (près de 8 500 entreprises ou établissements furent interrogés).
Une divergence se fait jour au sein de l’économie française. “Cette hausse du PIB serait principalement tirée par les services marchands, l’activité dans l’industrie et la construction se trouverait, elle, en repli”, a déclaré Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et des relations internationales de la Banque de France, à l’occasion d’une conférence de presse.
Dans le détail, la valeur ajoutée des services marchands progresserait de 0,4 % sur le trimestre notamment grâce aux services aux ménages, à l’information communication, aux services de transport et aux services aux entreprises. La valeur ajoutée dans l’industrie manufacturière reculerait quant à elle de 0,1 % tandis que celle de la construction devrait se contracter de 0,3 % dans un contexte où les carnets de commandes resteraient très dégradés, surtout dans le gros œuvre. La situation serait moins alarmante dans le second œuvre sur les derniers mois en raison d’une demande allante pour la rénovation énergétique.
Au global, le chiffre de croissance attendu pour le premier trimestre est parfaitement en ligne avec ce qu’anticipait la Banque de France mi-mars dans ses prévisions pluriannuelles (les prochaines seront connues en juin). Pour mémoire, les économistes de l’institution de la rue Croix-des-Petits-Champs s’attendent à ce que la progression du PIB s’établisse à 0,8 % sur l’ensemble de l’année 2024.
Le gouvernement, lui, prévoit une croissance de 1 % en 2024. Si l’Insee confirme, dans une quinzaine de jours, que la croissance s’est bien bel et bien affichée à 0,2 % au premier trimestre, alors, pour que le scénario de l’exécutif se réalise, il faudrait que le PIB augmente en moyenne de 0,4 % par trimestre sur le reste de l’année. Si l’Insee venait à annoncer une révision à la hausse de la croissance concernant, par exemple, le second semestre 2023, la performance à réaliser sur les neuf derniers mois de l’année 2024 serait inférieure à 0,4 % par trimestre en moyenne.
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