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Macro-économie / Taux / Zone euro / croissance / Inflation

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Zone euro / croissance / Inflation

Le rebond économique se confirmerait en zone euro / Des entreprises plus confiantes sur leurs perspectives

En avril, le rythme de progression de l’activité économique privée de la zone euro aurait été le plus rapide depuis onze mois, d’après l’enquête mensuelle de S&P Global et Hamburg Commercial Bank auprès des directeurs d’achat (PMI). En outre, l’atténuation de l’inflation et la baisse escomptée des taux d’intérêt fait s’afficher à un haut niveau l’optimisme des entreprises concernant leurs perspectives d’activité à un an.
Supermarché en Allemagne - MARKUS SCHOLZ / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Supermarché en Allemagne - MARKUS SCHOLZ / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

L’amorce du deuxième trimestre est de bon augure pour la zone euro. La croissance de l’activité économique privée des vingt pays partageant la monnaie unique se serait affichée au plus haut depuis onze mois en avril, rapporte l’enquête mensuelle de S&P Global et Hamburg Commercial Bank auprès des directeurs d’achat (PMI). L’indice PMI s’est élevé à 51,4 points (consensus à 50,8 points), contre 50,3 points en mars. Pour mémoire, un indice supérieur à 50 points est synonyme d’expansion.

Cette accélération a été portée par le secteur des services : son indice PMI a atteint 52,9 points après 51,5 points en mars. Différents éléments permettent d’anticiper une reprise pérenne de ce secteur, d’après l’étude. "D’une part, on observe depuis deux mois des signes de raffermissement de la demande qui se traduisent par une accélération des créations d’emplois. D’autre part, le renforcement de la hausse des prix facturés ne reflète pas uniquement la répercussion, par les prestataires de services, de l’augmentation des coûts sur leurs clients, mais également l’optimisme des entreprises quant à une amélioration prochaine de la conjoncture", explique Cyrus de la Rubia, chef économiste de la Hamburg Commercial Bank.

A propos de ce second élément, l’étude rapporte que les perspectives d’activité des entreprises à un an ont affiché leur deuxième plus haut niveau depuis quatorze mois en avril. Cela s’expliquerait notamment par les prévisions de baisse des taux d’intérêt (à compter de juin) et de l’inflation sur des signes de raffermissement de la demande, tant en provenance des entreprises que des ménages, ces derniers voyant le pouvoir d’achat croître.

Alors que l’inflation annuelle fut de 2,6 % au premier trimestre, elle devrait être, selon la Banque centrale européenne (BCE), de 2,4 % au printemps puis de 2,2 % lors du second semestre. "Le renforcement de la hausse des prix facturés par les prestataires de services enregistrée au cours du mois fait craindre le maintien d’une inflation sous-jacente dans le secteur des services", pointe Cyrus de la Rubia. Cela ne devrait toutefois pas influer sur la décision de la BCE en juin. Son numéro deux, le vice-président Luis de Guindos, l’a encore signalé au Monde ce matin. "Nous avons été très clairs : si les choses évoluent dans le même sens que ces dernières semaines, nous réduirons en juin le caractère restrictif de notre politique monétaire. Comme on dit en français, sauf surprise d’ici là, c’est un 'fait accompli'", a-t-il prévenu.

Du côté de la croissance, ce qui ressort des témoignages des directeurs d’achat laisse penser qu’elle sera de 0,3 % entre janvier et mars (en glissement trimestriel) et également entre avril et juin, avance Cyrus de la Rubia. "Nous pensons que l’essentiel du rebond aura lieu plus tard dans l’année ", juge Leo Barincou, économiste senior chez Oxford Economics. En 2024, la croissance de la zone euro devrait s’établir à 0,8 % en moyenne annuelle, d’après le Fonds monétaire international.

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