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France : les projets de recrutement s’affichent en nette baisse / Des secteurs loin d’être tous logés à la même enseigne

L’enquête "Besoins en main-d’œuvre" menée par France Travail en collaboration avec le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie dévoile les intentions d’embauche pour 2024 et offre une vision contrastée du marché du travail en France. Les employeurs prévoient près de 2,8 millions d’emplois, soit une baisse de 8,5 % par rapport à 2023. Ce chiffre est légèrement supérieur à celui de 2019, avant la crise pandémique.
Catherine Vautrin, ministre du Travail - SEBASTIEN BOZON / POOL / AFP
Catherine Vautrin, ministre du Travail - SEBASTIEN BOZON / POOL / AFP

En France, les projets de recrutement connaissent une baisse de forme. D’après le baromètre annuel de France Travail, qui a pu compter sur le concours du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), 2,75 millions d’intentions d’embauches sont anticipées pour 2024, soit une baisse de 8,5 % par rapport à 2023. La proportion d’établissements prévoyant d’embaucher baisse à 28,2 % en 2024 contre 31 % l’an passé alors que le nombre moyen de projets par établissement recruteur se stabilise (4,03 en 2024 après 4 en 2023). Le volume de projets diminue quelle que soit la taille de l’établissement.

Avec 1,09 million de projets, en baisse de 6 % entre 2023 et 2024, le secteur des services aux particuliers demeure le premier recruteur (39,3 % des intentions d’embauche). Au sein de ce dernier, les intentions d’embauche diminuent légèrement de 1,3 % dans le sous-secteur de l’hébergement-restauration, alors que la baisse est de 11,2 % dans celui de l’administration publique et l’enseignement.

Le secteur de l’industrie affiche, lui, une baisse des intentions d’embauche de 8 % : l’industrie extractive, énergie et gestion des déchets voit une stabilisation des siennes (+0,6 %), alors que le secteur du caoutchouc et du plastique envisage une baisse de 13,9 %. Les intentions d’embauche baissent aussi dans les autres secteurs, notamment dans la construction (-18,1 %), le commerce (-12,7 %), et dans les services aux entreprises (-7,1 %, avec des différences entre les activités financières et d’assurance qui envisagent 6,4 % d’embauches en plus par rapport à 2023, et le transport et entreposage, qui affiche une baisse de 16,4 % de ses intentions d’embauche).

Ce qui varie d’un secteur d’activité à un autre concerne également les motifs de recrutement. Dans l’agriculture, la majorité des recrutements (70,6 %) sont envisagés pour répondre à un surcroît d’activité ponctuel. Ce motif représente également 45,9 % des intentions de recrutement pour les services aux particuliers. Dans les services aux entreprises, l’industrie, la construction et le commerce, de 37 à 50 % des recrutements sont prévus pour faire face à des départs définitifs de salariés. Enfin, les besoins liés à une nouvelle activité sont davantage cités par les services aux entreprises (22,3 % des intentions de recrutement).

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