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France : les projets de recrutement s’affichent en nette baisse / Des secteurs loin d’être tous logés à la même enseigne
En France, les projets de recrutement connaissent une baisse de forme. D’après le baromètre annuel de France Travail, qui a pu compter sur le concours du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), 2,75 millions d’intentions d’embauches sont anticipées pour 2024, soit une baisse de 8,5 % par rapport à 2023. La proportion d’établissements prévoyant d’embaucher baisse à 28,2 % en 2024 contre 31 % l’an passé alors que le nombre moyen de projets par établissement recruteur se stabilise (4,03 en 2024 après 4 en 2023). Le volume de projets diminue quelle que soit la taille de l’établissement.
Avec 1,09 million de projets, en baisse de 6 % entre 2023 et 2024, le secteur des services aux particuliers demeure le premier recruteur (39,3 % des intentions d’embauche). Au sein de ce dernier, les intentions d’embauche diminuent légèrement de 1,3 % dans le sous-secteur de l’hébergement-restauration, alors que la baisse est de 11,2 % dans celui de l’administration publique et l’enseignement.
Le secteur de l’industrie affiche, lui, une baisse des intentions d’embauche de 8 % : l’industrie extractive, énergie et gestion des déchets voit une stabilisation des siennes (+0,6 %), alors que le secteur du caoutchouc et du plastique envisage une baisse de 13,9 %. Les intentions d’embauche baissent aussi dans les autres secteurs, notamment dans la construction (-18,1 %), le commerce (-12,7 %), et dans les services aux entreprises (-7,1 %, avec des différences entre les activités financières et d’assurance qui envisagent 6,4 % d’embauches en plus par rapport à 2023, et le transport et entreposage, qui affiche une baisse de 16,4 % de ses intentions d’embauche).
Ce qui varie d’un secteur d’activité à un autre concerne également les motifs de recrutement. Dans l’agriculture, la majorité des recrutements (70,6 %) sont envisagés pour répondre à un surcroît d’activité ponctuel. Ce motif représente également 45,9 % des intentions de recrutement pour les services aux particuliers. Dans les services aux entreprises, l’industrie, la construction et le commerce, de 37 à 50 % des recrutements sont prévus pour faire face à des départs définitifs de salariés. Enfin, les besoins liés à une nouvelle activité sont davantage cités par les services aux entreprises (22,3 % des intentions de recrutement).
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