WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Publications, Résultats / Stellantis / Automobile / chiffre d'affaires

Publications, Résultats
Stellantis / Automobile / chiffre d'affaires

Stellantis démarre 2024 au ralenti / En attendant de nouveaux lancements

Le portefeuille est en transition, les ventes s’en retrouvent pénalisées, tout comme le chiffre d’affaires par la même occasion : Stellantis a vu ses revenus reculer de 12 % au titre du premier trimestre de 2024. Mais alors que 25 nouveaux lancements sont prévus sur l’année, dont 18 pour les véhicules électriques, le groupe s’attend à un rebond de sa croissance et de sa rentabilité au cours du deuxième semestre. Les prévisions annuelles ont donc été confirmées.
Carlos Tavares (Photo by GERMAIN HAZARD / Germain Hazard / DPPI via AFP)
Carlos Tavares (Photo by GERMAIN HAZARD / Germain Hazard / DPPI via AFP)

Des volumes en recul, une Amérique du Nord peu dynamique, une gestion inhabituelle des stocks et des effets de change négatifs. Mis bout à bout, ces quatre ingrédients n’auront pas permis au chiffre d’affaires et aux ventes de Stellantis de débuter l’année 2024 sous le signe de la croissance. Car le constructeur automobile a rendu mardi sa copie trimestrielle. Et les revenus nets du groupe dirigé par Carlos Tavares ont reculé de 12 % sur un an, à 41,7 milliards d’euros, au titre des trois premiers mois de l’année 2024.

De fait, les ventes consolidées du groupe se sont quant à elles affaissées de 10 %, à 1,3 million d’unités. Il s’agit du reflet des actions sur la production et la gestion de stocks, car une vague de nouveaux produits sera à prévoir au deuxième semestre, a justifié Stellantis. De janvier à mars, quatre nouveaux modèles ont été commercialisés, alors que 25 lancements sont prévus cette année. Dix-huit d’entre eux seront d’ailleurs électriques, a souligné la directrice financière du groupe, Natalie Knight, à l’occasion de la publication.

 

La comparaison n’est pas favorable

 

La base de comparaison ne serait pas non plus opportune, a poursuivi Natalie Knight, car le portefeuille de Stellantis évolue au gré de nouveaux produits conçus sur les nouvelles plateformes du groupe, notamment électriques. Pour mémoire, Stellantis a par exemple lancé STLA Large en janvier dernier, la dernière architecture en date pour produire des véhicules électriques de grande taille et à forte puissance. Et puis les livraisons au premier trimestre de 2023 avaient été particulièrement robustes, afin de constituer des stocks à la suite d’une période empreinte de contraintes d’approvisionnement pendant un certain temps, souligne le groupe franco-italo-américain.

Dans le détail, c’est surtout en Amérique du Nord - le premier marché de Stellantis - que la croissance a reculé. Le chiffre d’affaires s’est réduit de 15 % sur un an, à 19,3 milliards d’euros, sous la contrainte d’un effet de volumes et de change négatifs. Les ventes ont en effet été ralenties sur certains modèles phares, en raison d’un portefeuille en transition, notamment avec la nouvelle version du pickup RAM 1500. En Europe, si les revenus suivent la même dynamique (en baisse de 13 %, à 14,1 milliards d’euros), les livraisons ont quelque peu mieux résisté. Elles s’affichent en baisse de 6 %. Les raisons de ce recul sont relatives à un effet de réduction de l’inventaire : la production du dernier modèle électrique de la Peugeot 3008 a par exemple débuté sa montée en cadence. Le lancement commercial est attendu pour le courant de l’année, ce qui a mécaniquement fait baisser les volumes de livraisons du SUV phare de la marque.

 

La demande électrique est bien là

 

La demande pour les véhicules électriques reste en effet bien présente. En témoigne la progression de leurs ventes ainsi que des autres modèles à faible émission de respectivement 8 % et 13 % sur un an. Et puisque de multiples lancements de véhicules électriques sont donc prévus cette année, la tendance devrait s’accélérer, souligne Stellantis. Ainsi, pas de quoi faire dévier le groupe aux quatorze marques de ses objectifs annuels, alors même que la demande en véhicules électriques pourrait venir porter la rentabilité de Stellantis sur ce plan.

De même, les nouveaux lancements devraient venir donner un coup d’accélérateur à la croissance. "Nous réduisons les stocks afin de renforcer la solidité de nos prix relatifs en vue de la nouvelle offensive produits à venir cette année dans les régions clés. […] Nous pourrons ainsi ouvrir la voie à une amélioration significative de notre croissance et de notre rentabilité au deuxième semestre", anticipe la directrice financière de Stellantis. Ce faisant, la prévision d’une marge opérationnelle à deux chiffres, comme lors de l’exercice 2023 où elle avait atteint 12,8 %, reste de mise.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article