WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / AXA / Assurance dommages / Assurance-vie

Entreprises / Actions
AXA / Assurance dommages / Assurance-vie

Les indicateurs d’activités d’Axa au beau fixe / Le groupe poursuit sa désensibilisation aux risques financiers

Les revenus d’Axa ont progressé un peu plus vite qu’attendu au premier trimestre 2024, notamment soutenue par des relèvements tarifaires de bon augure pour la rentabilité en assurance dommages. Si le groupe a renoncé à céder un gros portefeuille d’assurance-vie en Allemagne, il n’en poursuit pas moins sa stratégie de désensibilisation aux risques financiers grâce à un accord de réassurance pour un portefeuille d’assurance vie en Irlande.
Thomas Buberl, le directeur général d'Axa - Photo by Bertrand GUAY / AFP
Thomas Buberl, le directeur général d'Axa - Photo by Bertrand GUAY / AFP

Axa ne devrait subir qu’un impact limité de l’effondrement du pont Francis Scott Key de Baltimore survenu fin mars. Le sinistre, qui pourrait coûter plusieurs milliards de dollars aux réassureurs, pèsera moins de 100 millions d’euros sur le résultat avant impôt d’Axa en 2024, a assuré jeudi Alban de Mailly Nesle, le directeur financier, lors d’une conférence téléphonique. Celui-ci s’exprimait à l’occasion de la publication des indicateurs d’activité du groupe pour le premier trimestre, tout en précisant d’ailleurs que le coût des catastrophes naturelles se situait en deçà du budget annualisé de 4,5 points de ratio combiné qu'il s'est fixé.

Les revenus du numéro deux européen de l’assurance ont progressé de 6% (en base comparable) au cours des trois premiers mois de l’année, s’élevant à 34 milliards d’euros, à comparer à 31,8 milliards d’euros à la même période de 2023. La performance est légèrement meilleure qu’attendu, de 1% supérieure au consensus des analystes précisément. Avec un distingo entre des activité d’assurance dommages dynamiques, et des activités d’assurance vie qui le sont un peu moins.

 

Hausses tarifaires

 

Les premières ont enregistré une hausse de 7% de leurs primes brutes, soutenues par une croissance de 7% en assurance des entreprises et de 6% en assurance des particuliers, cette dernière profitant de hausses tarifaires particulièrement significatives, de 10,3%. Une tendance plutôt bien perçue par les analystes, puisqu’elles "augurent d’une amélioration de la rentabilité en dommages ", estime le cabinet Oddo BHF.

A côté de cela, "les primes d’assurance vie n'ont pas augmenté autant que prévu, en dépit d'une reprise en Italie et en France", observe de son côté JP Morgan, mais cela a été plus que compensé par une croissance plus forte qu’attendue des primes en santé.

Comment interpréter d’ailleurs la fin de la vente précédemment annoncée d’un portefeuille d’assurances vie et retraite en run-off en Allemagne ? "Bien que cela n'ait aucun impact sur les objectifs stratégiques du groupe, et que le portefeuille soit à la fois bien capitalisé et adapté en termes de duration, cette vente aurait réduit la sensibilité d'Axa aux marchés financiers, et nous l'avons donc considérée de manière positive lorsqu'elle a été annoncée", rappelle Jefferies à ce sujet.

 

Eurovita

 

Il est probable que l’opération, de même que l’annulation d’une opération similaire de Zurich Insurance en début, ait souffert des retombées de l’affaire Eurovita, cette compagnie d’assurance vie italienne dont la mise en liquidation à la fin de l’année dernière a soudainement accru les craintes sur le secteur.

Ce qui n’a pas empêché Axa d’annoncer jeudi une autre opération de cession en réassurance, toujours dans l’optique de se désensibiliser aux risques financiers et à l'assurance-vie, au profit de l'assurance dommages. Le groupe a ainsi conclu un accord avec New Re (du groupe Munich Re), pour couvrir des réserves de produits "variable annuities" détenus par sa filiale irlandaise Axa Life Europe, pour un montant d’environ 3 milliards d’euros. La dilution du bénéfice par action liée à l’opération sera compensée par un rachat d’actions de 200 millions d'euros, dont l’impact sur le ratio de solvabilité du groupe sera limité à 1 point.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article