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Droit des sociétés / rémunération / CAC 40 / réglementation

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rémunération / CAC 40 / réglementation

Bruno Le Maire soutient le patron de Michelin sur les salaires décents / Des écarts de rémunération qui méritent une réflexion européenne

Interrogé par le député socialiste, Dominique Potier, au cours d’une audition par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie et des Finance s’est dit en accord avec les récents propos du président de Michelin, Florent Menegaux, estimant que les écarts de rémunération entre un chef d’entreprise et ses salariés ne doivent pas être trop excessifs afin de préserver la cohésion sociale. Une réflexion que Bruno Le Maire souhaite voir menée au niveau européen.
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances ( (Photo by Quentin De Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances ( (Photo by Quentin De Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

La rémunération des grands patrons devrait-elle être plafonnée pour plus de décence envers leurs salariés ? L’idée ne choque pas en tout cas Bruno Le Maire. "Qu’est ce qu’on dirait si le chef d’une administration comme le ministère de l’Économie et des Finances gagnait 100, 150, 200, 250 fois le salaire de son fonctionnaire le moins bien rémunéré. Ce serait inacceptable. Je crois à un capitalisme juste, équitable, qui reconnaît le mérite mais qui ne cède pas à certains excès. Les propositions qui ont été faites par le patron de Michelin sont intéressantes ", a déclaré le locataire de Bercy lors de son audition devant les membres de la Commission des affaires économique de l’Assemblée nationale présidée par l’ancien ministre, Stéphane Travers.

 

Question de proportion

 

Quelques jours plus tôt, dans une interview à la presse par laquelle il réagissait à la récente étude de l’Oxfam révélant que les patrons du CAC 40 gagnaient en moyenne "130 fois plus que leurs salariés en 2022 " et au vote (consultatif), il y a quelques semaines, des actionnaires de Stellantis octroyant à son directeur général, Carlos Tavares, 36,5 millions d’euros de rémunération, Florent Menegaux estimait en effet : "Tout est une question de proportion, il faut que les écarts restent acceptables pour préserver la cohésion sociale. […] Je pense que la variabilité pure et dure emmène vers des écarts excessifs ". L’occasion aussi pour le patron de Michelin d’exprimer son regret face "au déséquilibre au profit de la rémunération du capital et au détriment de la rémunération du travail ", lui qui a instauré au sein de son entreprise la garantie "d’un salaire décent permettant à une famille composée de deux adultes et de deux enfants de pouvoir se nourrir, se loger, mais aussi de constituer une épargne de précaution et pouvoir se projeter ", et a demandé que sa propre rémunération "très élevée, soit plafonnée ".

Des déclarations saluées par Bruno Le Maire : "Moi, je me retrouve tout à fait dans les propos du président de Michelin. Monsieur Menegaux, quand il parle de salaire décent, quand il dit qu’il faut des limites, cela me paraît justifié. Je pense que c’est une réflexion qu’il faut mener au niveau européen", a-t-il répondu au député socialiste, Dominique Potier, qui l’interrogeait sur le sujet.

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