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Joe Biden / Etats-Unis / Guerre commerciale / Chine

Joe Biden demeure inflexible face à la Chine / Les mesures protectionnistes ne sont pas l’apanage de Donald Trump

La course à la transition énergétique et vers les énergies propres est lancée depuis longtemps, pourtant Joe Biden, président des États-Unis, vient de frapper fort en annonçant des mesures en réaction à des pratiques commerciales jugées douteuses. Différentes augmentations tarifaires sont annoncées notamment sur les importations de véhicules électriques, de batteries, de cellules solaires et autres technologies vertes provenant de l’Empire du Milieu.  
Joe Biden, président des États-Unis. Aaron Schwartz / XINHUA / Xinhua via AFP
Joe Biden, président des États-Unis. Aaron Schwartz / XINHUA / Xinhua via AFP

"En fin de compte, je veux une concurrence équitable avec la Chine, pas un conflit. Et nous sommes dans une position plus forte pour remporter la compétition économique du 21e siècle contre la Chine ou contre n’importe qui d’autre parce que nous investissons à nouveau en Amérique". Joe Biden, président des États-Unis et candidat à sa réélection, a beau se défendre d’avoir la volonté d’entamer une guerre commerciale, il n’en a pas moins pris des mesures drastiques dirigées expressément contre la Chine. Telles que des tarifs douaniers qui passent de 25 % à 100 % en ce qui concerne les véhicules électriques.

Sur l’ensemble des quelque 350 milliards de biens taxés, l’occupant du bureau ovale vient d’augmenter les droits de douane sur près de "18 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine " et ce "afin de protéger les travailleurs et les entreprises américains". C’est ce dernier point qui est martelé par la Maison Blanche, cette dernière rappelle que "le programme Investing in America de l’administration Biden-Harris a déjà catalysé plus de 860 milliards de dollars d’investissements grâce à des incitations publiques intelligentes dans les industries du futur comme les véhicules électriques (VE), l’énergie propre et les semi-conducteurs" et qu’il s’agit de sommes qui font que "les travailleurs et les entreprises américains peuvent surpasser n’importe qui, tant qu’ils ont une concurrence loyale ".


Trop c’est trop

 

Alors que l’échéance de la présidentielle approche, Joe Biden a effectivement choisi de faire sienne la lutte contre les pratiques commerciales inéquitables et justifie cette prise de position par le constat que " pendant trop longtemps, le gouvernement chinois a utilisé des pratiques déloyales et non commerciales ". Un argumentaire qu’il développe en arguant que "les transferts de technologie forcés et le vol de propriété intellectuelle de la Chine ont contribué à son contrôle de 70, 80, voire 90 % de la production mondiale pour les intrants essentiels nécessaires à nos technologies, à notre infrastructure, à notre énergie et à nos soins de santé, créant ainsi des risques inacceptables pour les chaînes d’approvisionnement et la sécurité économique de l’Amérique".

Une pique est adressée à son rival républicain. Il est en effet question d’un accord commercial de l’administration précédente avec la Chine qui "n’a pas permis d’augmenter les exportations américaines ou de stimuler la fabrication américaine comme elle l’avait promis ".


Pas de hasard

 

Face à ce risque, les mesures prises ne doivent rien au hasard et ciblent précisément les domaines dans lesquels l’administration Biden s’est échinée à stimuler l’investissement et où près de 800 000 emplois dans le secteur manufacturier sont apparus. Les tarifs douaniers sur les semi-conducteurs sont annoncés en hausse de 25 % à 50 % d’ici 2025. Dans le même temps celui sur les batteries électriques au lithium-ion passera de 7,5 % à 25 % en 2024, tandis que le taux sur les batteries non électriques au lithium-ion sera 25 % en 2026 contre 7,5 % actuellement et que le taux sur les pièces de batterie est annoncé en augmentation de 7,5 % à 25 % en 2024.

Un éventail de mesures qui n’est pas figé dans le marbre, le président américain affirmant qu’il veillera à " déployer tous les outils nécessaires pour protéger les travailleurs et l’industrie américains", dès lors que des pratiques anticoncurrentielles sont utilisées par des partenaires commerciaux.

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