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France; spot; prix; marché

Macro-économie / Taux / Emmanuel Macron / nucléaire / uranium

Macro-économie / Taux
Emmanuel Macron / nucléaire / uranium

Le cours de l’uranium a (enfin) repris des couleurs / Les réserves sont loin d’être épuisées

Ressource stratégique par excellence, l’uranium a vu son cours sur le marché spot dépasser, en janvier, les 100 dollars la livre. Un niveau qui n’avait plus été atteint depuis près de 16 ans. On a logiquement observé, au vu de l’importance du nucléaire pour l’Hexagone, que le président de la République, Emmanuel Macron, a multiplié les visites dans des pays producteurs ces derniers mois.
Le président de la République en visite officielle au Kazakhstan, un pays aux importantes réserves d'uranium. Ludovic MARIN / AFP
Le président de la République en visite officielle au Kazakhstan, un pays aux importantes réserves d'uranium. Ludovic MARIN / AFP

De la Mongolie au Kazakhstan en attendant de passer par le Canada. Emmanuel Macron se démultiplie parmi les États présidant aux destinées du cours de l’uranium. Le dernier rapport CyclOpe en date rappelle la particularité de métal radioactif ; l’offre et la demande sont extrêmement concentrées. Plus des trois quarts (78 %) de la production mondiale de 2022 provenaient de quatre pays que sont le Kazakhstan, le Canada, la Namibie et l’Australie. Les consommateurs les plus importants se trouvant être les États-Unis (27,5 % du total), la Chine (17,2 %), la Russie (9,6 %), la France (13,4 %) et enfin la Corée du Sud (6,3 %) pour un total à eux cinq de près des trois quarts de la demande mondiale en 2023.

La bible des matières premières rappelle un autre fait saillant. Depuis 1990 il s’avère que "les besoins en uranium des réacteurs nucléaires ont, chaque année, été supérieurs à la production minière, l’écart étant comblé parle recyclage et le recours aux stocks formés en période de demande réduite".

La guerre entre Kiev et Moscou n’étant pas sans poser problème, étant donné d’une part que la Russie figure parmi les pays avec les réserves les plus importantes et d’autre part que Moscou dispose d’une capacité inégalée pour recycler les combustibles nucléaires. Les équipes de CyclOpe rappellent que " l’uranium représente un tiers du coût de l’assemblage de combustible nucléaire chargé dans les réacteurs, la plus grosse partie des coûts étant imputable à l’enrichissement isotopique et à la fabrication des assemblages-combustibles ".

 

Prix particulier

 

Particularité majeure de ce métal, il ne dispose pas d’une cotation officielle au London Metal Exchange, le petit nombre d’acteurs concluant des contrats de gré à gré. CyclOpe expliquant que "les compagnies d’électricité assurent l’essentiel de leurs achats d’uranium par des contrats de longue durée", le seul indicateur de référence disponible est alors celui du marché dit spot (des transactions au comptant). Ce dernier représente uniquement 10 % du volume total échangé, il a néanmoins d’une part le mérite d’être disponible en continu et également d’être utilisé pour l’actualisation des contrats de long terme.

Parmi les rares certitudes concernant le prix figure également une affirmation de l’Agence internationale de l’énergie : celle de quatre-vingt-treize années de consommation, en référentiel 2023, disponible à un coût d’extraction de 50 dollars la livre.

 

Placer ses pions

 

En froid avec la junte de Niamey, maintenant pour le moment ses importations et exportations d’uranium russe, l’Hexagone a vu ses possibilités d’approvisionnement se réduire dernièrement. Pas d’inquiétude cependant au vu des possibilités existantes, mis à part pour la filière du retraitement, les discussions menées entre EDF, Orano et la firme américaine Westinghouse n’ayant pas pour l’heure permis de déboucher sur la construction d’une usine dédiée. Emmanuel Macron, président de la République, n’a ainsi pas manqué de souligner lors d’une visite en Mongolie qu’il se réjouissait des "projets qui visent à exploiter ensemble les ressources identifiées sur le territoire mongol, en particulier les métaux critiques au cœur de la transition énergétique".

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