Macro-économie / Taux / énergies fossiles / énergies renouvelables / Agence internationale de l'énergie
Macro-économie / Taux
énergies fossiles / énergies renouvelables / Agence internationale de l'énergie
Le délicat exercice du financement des énergies renouvelables / Le fossile continue à attirer une majeure partie des investissements
Délicat arbitrage que celui à faire entre une allocation des fonds vers une énergie abordable à court terme et le développement de technologies propres. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’inquiète des trop faibles sommes consacrées à la deuxième option. Elle en appelle à la responsabilité des États, ces derniers disposant de "capacités uniques pour agir et pour établir les règles du jeu pour les autres".
Il est ainsi rappelé qu’avec les entreprises leur appartenant, ils représentent près d’un millier de milliards de dollars d’investissements par an. Ce qui les rend responsables de près de 35 % de l’investissement total du secteur de l’énergie et cette part est en très grande partie dirigée vers les énergies fossiles.
Pas de surprise pour les auteurs du rapport de l’AIE. Si "les transitions énergétiques signifient un déplacement de l’investissement de secteurs à rendement plus élevé mais plus volatil, tels que le pétrole et le gaz, à des secteurs plus réglementés tels que l’électricité et les réseaux", elles occasionnent également des réticences de la part du secteur privé, étant donné que "les technologies à faibles émissions pour de nombreux processus sont encore en cours de développement ou ont des coûts nettement plus élevés". Et la question des marges souvent minces revient pour freiner l’investissement dans ces secteurs.
Coût irrécupérable
Certaines parties du globe sont confrontées à des problématiques propres et l’institution dirigée par Fatih Birol reconnaît qu’il faudra trouver des solutions pour "faciliter l’élimination progressive de la flotte relativement jeune de centrales électriques au charbon dans de nombreuses économies en développement ", (principalement en Asie), qui représentent plus d’un millier de milliards de dollars de capital non récupéré.
Stabiliser
Pour autant ces efforts devraient ne pas être vains et un effet majeur de cette " transition vers un système énergétique plus électrifié, plus efficace et plus riche en énergies renouvelables " est qu’elle permettra de ne plus avoir à subir la volatilité induite par le cours des combustibles fossiles. Ce sont les pays les moins aisés qui pourraient en subir les conséquences en n’arrivant pas à faire les changements aussi rapidement que souhaitable, ils seraient alors les seuls à subir encore les variations des prix.
C’est tout le sens de l’alerte faite par l’AIE concernant un processus de changement qui serait mal cadencé. Plus il sera long à être effectué et plus il contribuera à "faire monter l’inflation et le coût global des transitions", en raison de pressions accrues sur les chaînes d’approvisionnement en énergie propre.
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