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L’électrique poursuit sa montée en puissance dans l’Hexagone / Dans un marché automobile atone

Le marché automobile français a calé en mai, sans remettre en cause la montée en puissance des motorisations électriques qui se poursuit dans un contexte de transition énergétique. Les constructeurs français font le dos rond en attendant les lancements prévus de nombreux nouveaux modèles.    
Les motorisations électriques continuent de progresser en France - Photo by Romain Gautier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Les motorisations électriques continuent de progresser en France - Photo by Romain Gautier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Il s’agit d’un deuxième avertissement sans conséquence, avant la salve de lancements de nouveaux modèles, en particulier électriques, attendus cette année. S’il avait progressé sans discontinuer en 2023, le marché automobile français connaît quelques ratés en 2024. En mai, les immatriculations de voitures particulières neuves (VPN) ont diminué de 2,91 % dans l’Hexagone par rapport à la même période de 2023. Précisément, 141 298 véhicules particuliers neufs ont été immatriculés le mois dernier, à comparer aux 145 536 unités qui s’étaient vendues en mai 2023.

Il s’agit donc du deuxième mois de baisse depuis le début de l’année, après le léger recul de 1,47 % subi en mars. Des à-coups qui n’empêchent pas de conserver un bilan largement positif sur cinq mois, grâce à l’avance prise en janvier (+9,24 %), février (+12,96 %) et avril (+10,92 %). Sur la période de janvier à mai, le marché des véhicules légers neufs progresse ainsi de 4,9 % par rapport à la même période l’an dernier, totalisant 733 178 immatriculations.

Et la composition du marché poursuit sa mue vers la décarbonation. "Malgré restrictions récentes dans l’attribution du bonus écologique, les motorisations électriques continuent de progresser dans un contexte de transition énergétique ", souligne Marie-Laure Nivot, responsable du marché automobile chez AAA DATA. Celles-ci ont progressé de 5 % sur le mois écoulé, avec une part de marché de 17 %. Et " la tendance haussière est encore plus marquée pour les motorisations hybrides. Ces dernières enregistrent une croissance des immatriculations de 22 % et s’accaparent 41 % du marché des VPN, soit 9 points de plus qu’en mai 2023", poursuit-t-elle.

Dans le détail, les hybrides légères (MHEV) progressent de 41 % et représentent 16 % du marché et les hybrides non rechargeables (HEV) de 35 %, avec une part de marché de 18 %. En revanche, les hybrides rechargeables (PHEV) accusent une baisse de 19 %, avec une part de marché ramenée à 7 %. Les motorisations essence, elles, chutent de 20 %, ne représentant plus que 31 % du marché, tandis que les diesels reculent de 25 %, à 8 % du marché.

Du côté des constructeurs, le franco-italo-américain Stellantis est à la peine. Il a vu ses immatriculations reculer de 10,1 % en mai, à 38 319 unités. Le groupe dirigé par Carlos Tavares perd des parts de marché (27,1 % en mai), pénalisé par son portefeuille de produits en transition. Une situation appelée à s’inverser alors qu’il a prévu 25 lancements cette année, dont 18 modèles électriques.

Dans le même temps, le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine) a vu ses immatriculations reculer de 4,7 %, à 37 082 unités, avec une part de marché qui s’est légèrement effritée à 26,2 %. Mais le groupe dirigé par Luca de Meo prépare lui aussi un feu d’artifice de lancements de nouveaux modèles.

 

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